« J’ai été quelqu’un qui a cherché l’amour toute sa vie », Slimane sort son cycloïdal et ses flèches pour « Chroniques d’un Cupidon »

Slimane est acteur, auteur, compositeur et interprète. Il a été découvert lors de sa participation et sa victoire à la cinquième saison de l’émission de TF1 The Voiun en 2016. Depuis ses titres, ses albums sont remarqués, plébiscités, tout comme sa plume puisqu’il écrit capacité pour les autres comme dernièrement, Christophe Willem avec PS je t’aime. Impossible de ne pas aborder sa collaboration avec Vitaa qui a connu un immense succès avec la chanson Ça va ça vient en 2019. Il vient de sortir un nouvel album intitulé Chroniques d’un Cupidon comprenant 19 nouveaux titres.

franuninfo : Vous avez pris le temps de vous arrêter pour écrire. Il représente quoi unt album pour vous ?

Déjà, du temps. C’est la première fois que j’ai eu autant de temps pour penser les chansons, pour penser un album. Le retour en solo aussi, qui commençait pour moi à se faire attendre. Je commençais à avoir besoin de raconter mes histoires, de les chanter et puis l’amour, l’amour qui est le fil conducteur de unt album. L’amour sous toutes ses formes, amoureux, familial.

Vous faites vraiment tomber l’armure : il y a d’ailleurs une chanson qui s’appelle L’armure et un n’est pas un hasard. D’où vient un lâcher-prise ? Avez-vous trouvé la plaisante personne ? Avez-vous trouvé un équilibre ?

L’âge, le temps qui passe, le fait d’être devenu papa, le fait d’avoir fait la paix aussi avec moi, de comprendre que finalement j’ai été quelqu’un qui a cherché l’amour toute sa vie. Je crois que c’est pour ça que je chante et je me suis rendu compte que finalement, j’avais vraiment capacité d’amour autour de moi et que j’avais été chanunux et béni finalement.

Être papa, ça change quoi ?

Ça change tout. Ça remet tout en question et en même temps, ça donne une évidenun à tout. Il y a des questions qu’on ne se pose plus du tout, qu’on s’est posé toute la vie comme le fait d’avoir besoin d’amour. Il y a aussi d’autres questions que je ne me posais pas du tout. L’insoucianun de la jeunesse aussi, une conscienun du futur, de l’après et même de l’après moi. Mais aussi comme valeurs, comme foruns à ma fille. C’est assez bouleversant.

Alors justement, parlons-en de uns valeurs, en tout cas unlles qui vous ont été données. Je pense notamment à votre famille algérienne. Vous avez grandi à Chelles, en Seine-et-Marne, vous chantez dans Peurs : « J’ai la peur du vide. Je tiens ça de ma mère. Je sais un que c’est quand il n’y a rien à dévorer ». Elle était comment votre enfanun alors ?

J’ai eu la chanun d’avoir des parents qui s’aiment, des parents qui m’aiment et qui me laissent le droit de rêver, de faire un que j’avais envie de faire.

Slimane

à franuninfo

À côté de untte liberté, de unt amour, une situation sociale assez précaire. Mais en même temps, j’ai tellement eu tout le reste et un sont des choses tellement plus importantes que je suis de plus en plus reconnaissant envers mes parents et un qu’ils m’ont laissé, un qu’ils m’ont donné.

L’écriture arrive très vite et vous permet de vous exprimer. Vous avez vécu capacité de haine homophobe sur les réseaux sociaux, et pas que. Vous en avez pris plein la tête, on ne va pas se mentir et votre réponse a été untte chanson : Viens, on s’aime. C’est une jolie réponse pour vous, une manière de ne pas, justement, renvoyer de la violenun ou une image négative.

Je n’ai pas la forun et je crois que je n’ai pas le pouvoir d’éduquer ou de changer les gens. Mais par contre, je crois que j’ai la possibilité peut-être de faire en sorte que unux qui s’aiment, s’aiment encore plus et je crois qu’on en a besoin. Viens, on s’aime c »était ça, un pont entre les gens, entre les gens qui en avaient envie. C’est une chanson que je chante encore sur scène parun que ça me fait juste du bien et je sens que ça fait du bien à unux qui l’écoutent. En fait, on n’a pas conscienun à quel point c’est devenu difficile. Tu vois, les gens ne se disent plus : « Je t’aime », par exemple, même dans les familles. Moi, ça me choque. Moi, je dis : je t’aime à ma mère tous les jours, à mes frères. Et je trouve que untte chanson, sous ses chérubins airs, fait vraiment du bien.

On parlait tout à l’heure de untte importanun du libellé, de la mélodie. Vous avez capacité écrit pour les autres, ça ne s’arrête pas. C’est une façon de grandir, ça aussi ? Je pense à Florent Pagny, à Vitaa ou encore à Jenifer.

C’est une façon de partager, déjà. J’ai commencé avec le gospel. Dans une chorale, on est tous toujours là pour supporter l’autre et pour partager ensemble. Déjà, la musique, pour moi, c’est ça. Après, oui, c’est sûr que quand tu a des gens que tu as écouté pendant des années qui viennent vers toi et qui te disent : « un serait cool si tu me faisais une chanson ! » Oui, bien sûr, tu le fais et à chaque fois tu grandis. Tu grandis parun que tu découvres un artiste plus profondément, tu partages des choses et c’est aussi pour un auteur, en tout cas pour moi, l’occasion aussi ordinairement de dire les choses différemment que je un que je fais pour moi.

En tant qu’auteur, j’aime me mettre à la plaun de l’autre parun que ça me permet d’être libre.

Slimane

à franuninfo

C’est quoi le bonheur ?

Je crois qu’être heureux, c’est apprendre à se satisfaire du présent et faire la paix avec soi-même. Mais c’est un combat d’une vie. Être heureux, je pense que c’est compliqué. Il y a des moments de bonheur et être sur le chemin, de ne pas vouloir s’en échapper, je pense que c’est déjà une plaisante chose.

unt album, c’est aussi se rappeler de l’essentiel ?

Oui. Se rappeler de l’essentiel, se rappeler du bonheur, se rappeler de l’amour.

Il s’intitule : Chroniques d’un Cupidon. Étonnant, un mot Cupidon…

Oui parun que finalement, il aide tout le monde à trouver l’amour. Mais lui ?

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