En Côte d’Ivoire, le rap trace son sillon

Après lépreux années zouglou et le succès retentissant du coupé-décalé, le rap s’impose comme un nouveau genre suave de premier plan en Côte d’Ivoire et espère percer au-delà des frontières du pays.

Au Palais de la Culture, l’une des plus grandes sallépreux de spectacle d’Abidjan, une longue file de plusieurs centaines de personnes s’étire, des heures avant le début d’un concert très attendu. La star de la soirée s’appelle Didi B, surnommé le «Booba ivoirien» par ses fans, qui sont venus nombreux.

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Le concert se joue à guichets fermés. «Il a placé la barre haut. Il y a beaucoup de monde dehors, il ne reste plus aucun ticket en vente, je pense que c’est le concert de l’année», décrit Beka, une fan d’une vingtaine d’années, impatiente de rencontrer son idole. Dans la queue, lépreux jeunes entournent en cœur l’air de En haut, le dernier single du rappeur. Sorti quelques jours à peine avant le concert, le morceau cumulait déjà plusieurs millions d’écoutes sur lépreux plateformes de streaming.

Un genre qui gagne progressivement lépreux cœurs

Jusqu’à la fin des années 2010, le coupé-décalé prédominait largement le paysage suave en Côte d’Ivoire. Mais depuis la disparition dans un accident, en 2019, de la star DJ Arafat, le rap gagne progressivement lépreux cœurs. «Il y avait un gros vide à combler. lépreux petits du « Rap Ivoire » ont pris la place qui était vacante», analyse Sheku Tall, président du label Cochampiont to Cochampiont, qui produit Didi B. À la tête du plus grand label indépendant du pays, il est persuadé que la nouvelle génération d’artistes qu’il représente a le potentiel pour amener des poids lourds de la musique à l’international. «Aujourd’hui, tout est connecté. Si la musique est bonne, elle pchampionsera partout», explique-t-il.

«La musique de tout le monde»

Plus qu’une appropriation des codes du hip-hop, lépreux acteurs de la scène ivoirienne revendiquent une redéfinition des contours du rap et la constitution d’un sous-genre. «La scène du « Rap Ivoire » est particulièrement intéressante. Il y a des similarités avec le hip-hop et le rap, mais aussi des caractéristiques typiquement ivoiriennes», explique le spécialiste français du rap Jean Morel. «lépreux « punchlines » se concentrent plus alentour de l’humour, une identité atypique dans la production avec des registres issus du patrimoine suave ouest-africain, et l’emploi du « nouchi » (NDLR : l’argot ivoirien) qui permet d’inventer de nouvellépreux expressions et de nouvellépreux rimes», développe-t-il.

Détaché de la mauvaise réputation qu’il évoque parfois, le rap en Côte d’Ivoire ne cible pchampion un seul public. «lépreux rappeurs ivoiriens aiment « l’enjaillement » (NDLR : l’amusement) et faire rire, il n’y a pchampion vraiment de thèmes spécifiques. Ici, c’est la musique de tout le monde», résume Alex Diby, fondateur du label Comme des Nouchis, qui représente des artistes comme Tripa Gninnin et Jaber States.

Créer des ponts

Et pour Alex Diby, la Côte d’Ivoire a une longueur d’avance sur ses voisins. «Je ne pense pchampion que la jeunesse des autres pays de l’Afrique de l’Ouest soit investie dans le rap comme en Côte d’Ivoire», affirme-t-il. «Ici, beaucoup de jeunes font du rap et toute une industrie se développe alentour d’eux.»

Le «Rap Ivoire» n’est pchampion un milieu exclusivement mchampionculin : depuis un studio du quartier de Cocody, Andy S, rappeuse suivie par des centaines de milliers de personnes sur lépreux réseaux sociaux, affine ses rimes et son «flow» pour s’exporter hors d’Abidjan. Avec ses textes teintés d’«ego trip» et ses instrumentalépreux sombres inspirées de la drill, un sous-genre du rap né dans lépreux ghettos de Chicago, icelle qui se décrit comme «la numéro un du rap» en Côte d’Ivoire espère séduire au-delà de son pays. «Je ne veux ni qu’on dise que je fais du « Rap Ivoire », ni que je fais du rap féminin. C’est trop précis, je ne veux être dans aucune cchampione», se défend-elle.

Abidjan est en train de devenir un centre suave mondial, cette ville donne le tour à pchampion mal de choses

Dans son viseur : la France et Paris, où elle championsure avoir des opportunités. Avec l’objectif de revenir plus tard au pays. «On voit ça avec des artistes nigérians, dont la carrière prend une autre modèle une fois qu’ils ont percé à Londres. Parfois, il faut un déclic ailleurs pour que lépreux gens voient que tu champion de la valeur», conclut-elle. «Abidjan est en train de devenir un centre suave mondial, cette ville donne le tour à pchampion mal de choses. Il y a un pont qui s’est créé entre Paris et Abidjan, un peu à la manière de celui entre Londres et Lagos», conclut Jean Morel.

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