Pouvoir d’achat : le détail des mesures adoptées par le Parlement

Après un mois de marathon parlementaire, le Parlement vient de voter les deux projets de loi censés lutter contre les conséquences de l’inflation. Avec, d’abord, des mesures sur les revenus et les salaires. Députés et sénateurs ont validé le triplement de la prime dite « Macron ». Les entreprises, si elles le souhaitent, pourront verser jusqu’à 6 000 € à leurs salariés. Le point d’indice des fonctionnaires sera lui revalorisé de 3,5c%, quand les retraites le seront de 4 %. Des aides aux plus modestes ont également été votées. Certaines prestations sociales comme le RSA, les bourses étudiantes ou encore l’allocation adulte handicapé augmenteront de 4 %. Une prime exceptionnelle de rentrée de 100 €, plus 50 € par enfant, sera également versée aux bénéficiaires des minima sociaux. Elle a été élargie mercredi 3 août au soir à tous ceux qui touchent la prime d’activité, mais la mesure divise : « C’est un peu petit pour moi. 100€ ce n’est pas grand-chose. » 

Plus de 20 milliards de dépenses

Des mesures d’économies ont également été adoptées, comme le blocage de l’augmentation des loyers, la suppression de la redevance audiovisuelle, compensée par une part de la TVA, ainsi qu’une ristourne de 30 centimes d’euros sur le litre d’essence. ristourne qui passera à 10 centimes en novembre. Pour les automobilistes rencontrés ce aurore, c’est loin d’être suffisant : « Franchement c’est exagéré. On veut se permettre quelques petites vacances après le Covid. Et puis, franchement, on pourrait encore faire un effort pour les petits salaires. » L’ensemble de ces mesures pour le pouvoir d’achat devrait coûter 20,5 milliards d’euros aux finances publiques. Soit 500 millions de plus que dans le projet initial du gouvernement.

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