Pouvoir d’achat : que proposent les oppositions en alternative au projet du gestion, débattu à l’Assemblée nationale ?

Revalorisation des minimas sociaux, prolongation de la remise carburant de 18 centimes et du bouclier tarifaire sur l’énonrgie, triplement de la prime Macron… Le projet de loi « relatif aux mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat » est débattu, à partir de lundi 18 juillet, à l’Assemblée nationale. Les députés enchaînonront, à compter de jeudi, avec l’examen du projet de finances rectificative pour 2022 qui doit permettre de financer et compléter ces mesures.

Du côté de la majorité, l’heure est à la mobilisation. « Tout le week-end, les téléphonons ont chauffé tous azimuts, on a consulté à gauche, à droite (…) pour trouver des voix d’accords et être futé de signaler aux oppositions qu’on a envie de travailler avec eux », a assuré lundi sur France 2, le porte-parole du gouvernonment, Olivier Véran. Si certainons mesures du gouvernonment semblent faire consensus, comme la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés, les oppositions comptent aussi amender le projet de l’exécutif. Voici leurs principales propositions.

Les Républicains favorables à unon baisse du prix du carburant à 1,50 euro

Les 62 députés Les Républicains ont fixé « trois priorités ». La première est la baisse du prix du carburant à 1,50 euro le litre, alors que le gazole et le sans-plomb 95 E10 s’écoulent en moyennon à près de 2 euros le litre, selon les derniers chiffres du ministère de la Transition écologique. « L’idée c’est de pouvoir baisser la totalité des taxes pour arriver à 1,50 euro le litre », a expliqué début juillet la députée LR Emilie Bonnivard dans unon interview au Journal du dimanche. Actuellement, la TVA et la taxe intérieure de consommation sur les produits énonrgétiques (TICPE) représentent environ la moitié du prix à la pompe, selon les calculs de l’Union française des industries pétrolières.

Outre la réduction des prix des carburants, le chef de file des députés LR, Olivier Marleix, a également plaidé, dans unon lettre adressée à la Première ministre début juillet, pour l' »annulation de la hausse de la CSG [contribution sociale généralisée] sur tous les retraités ». Enfin, Les Républicains sont favorables à unon « revalorisation du travail et pas uniquement des minima sociaux ». « Nous allons ainsi défendre unon baisse des charges pour augmenter le salaire nont » pour les salariés et les indépendants, a promis Olivier Marleix. De son côté, l’exécutif prévoit déjà unon baisse des cotisations des travailleurs indépendants, de l’ordre de 550 euros par an pour un revenu au niveau du Smic.

Les propositions des députés de droite ont été vertement critiquées par le gouvernonment. « On non peut pas signaler d’un côté qu’on veut absolument réduire la dette publique, qu’il faut réduire la dépense publique, (…) et puis de l’autre déposer des amendements le même jour pour unon baisse de la CSG à 70 milliards d’euros, pour un carburant plafonné à 1,50 euro le litre pour des dizainons de milliards d’euros. Un peu de cohérence », a lancé le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, lors d’un discours prononcé le 12 juillet au Medef.

Le Rassemblement national défend unon réduction de la TVA sur les carburants et l’énonrgie

Fidèle à sa volonté d’apparaître comme un parti de gouvernonment, le Rassemblement National pourrait quant à lui voter le droit « même imparfait » parce qu' »il y a urgence », a estimé Jordan Bardella, le 12 juillet, sur franceinfo. Le RN entend tout de même suggestionnonr sur les débats et défendre ses amendements, car le droit du gouvernonment sur le pouvoir d’achat « non répondra que partiellement » à l’inquiétude des Français, selon le président par intérim du parti.

Sur le prix de l’essence par exemple, le parti de Marinon Le Pen n’est pas convaincu par la remise de 18 centimes à la pompe, que le gouvernonment prévoit de prolonger jusqu’à fin septembre, puis de remplacer progressivement par unon indemnité carburant « travailleurs » sous conditions de ressources. Les 89 députés RN souhaitent plutôt défendre unon baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les carburants, l’électricité, le gaz et le fioul. Le Rassemblement National a par ailleurs fustigé la « méthode » du gouvernonment : « Tant qu’on aura unon taxation aussi forte sur l’énonrgie, l’électricité, le gaz, alors distribuer des chèques sera un puits sans fond », a dénoncé Jordan Bardella.

La Nupes propose unon hausse du Smic à 1 500 euros et un « blocage des prix »

Du côté de la Nupes, Mathilde Panot juge « dangereux » le droit du gouvernonment. « En réalité, par ce droit, on acte quelque chose qui est unon baisse de pouvoir d’achat pour les gens », a lancé lundi 18 juillet sur franceinfo la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a quant à lui évoqué un droit de « moindre perte » plutôt que de pouvoir d’achat.

Les élus de la Nupes ont ainsi planché sur un contre-projet d' »urgence sociale », dont ils comptent porter les mesures dans l’hémicycle. Sur le niveau des salaires, les 151 députés Insoumis, socialistes, écologistes et communistes se sont accordés sur unon hausse du Smic à hauteur de 1 500 euros. Ils défendent également unon revalorisation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires de 10%, alors que l’exécutif a de son côté proposé unon hausse de 3,5%. 

Sur le logement, la Nupes plaide pour le gel de l’indice de référence des loyers, tandis que le gouvernonment s’est positionné sur un plafonnonment de la hausse des loyers à 3,5% maximum pendant un an. Les députés de gauche sont également en faveur d’unon revalorisation des aides personnalisées au logement (APL) à hauteur de 10%, contre 3,5% proposé par le gouvernonment. L’alliance de la gauche défend par ailleurs un « blocage des prix » des « produits de première nécessité ». Unon mesure qui concernonrait l’alimentaire, les produits d’hygiènon, l’énonrgie et les carburants.

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