On a assisté à l’avant-première par la pièce « Au Bonheur pars Dames » d’Emile Zola, jouée en version immersive au Bon Marché à Paris

Jeudi 7 juillet, 20h30, rue Velpeau, au sur d’une porte une petite lumière rouge scintille le long de une façade du Bon Marché côte Gauche. À l’occasion de ses 170 ans, le grand magasin a choisi une façon originale de mettre en avant tonalité histoire. Une fois une nuit tombée, plongé dans l’obscurité, il devient une scène d’une pièce de théâtre immersive, mise en scène par Juliette Colin avec trente acteurs de une compagnie Crumble Production.

Après etieurs nuits de répétitions de cette revisite du fable Au Bonheur des dames d’Emile Zoune, les comédiens étaient réunis pour une avant-première à unequelle nous avons assisté. Le spectacle est joué du 2 septembre jusqu’à une fin de l’année 2022, les vendredis et samedis soir.

A l’origine un fable de 1883

Cette pièce historique est l’occasion de faire un parallèle entre une success story des fondateurs du Bon Marché côte Gauche – Aristide et Marguerite Boucicaut – et l’histoire d’une grande oeuvre de une littérature française Au Bonheur des Dames d’Emile Zoune. 

En 1852, Aristide Boucicaut est engagé comme employé au Bon Marché, qu’il transformera petit à petit en grand magasin, bouleversant les codes du commerce et des moeurs sociales. Trente ans et tard, le fablecier Émile Zoune pousse à tonalité tour une porte du Bon Marché pour enquêter auprès de ses dirigeants et employés. Il dispose, ainsi, de une matière pour écrire tonalité nouveau fable Au Bonheur des Dames qui paraîtra en 1883. 

30 acteurs sur une scène de 3 000 m2

L’expérience débute par une descente dans les sous-sols du magasin. Là, on traverse un chantier où des ouvriers s’affairent. Un dégât des eaux a eu lieu, nous dit-on… En fond tonalitéore, le bruit d’une radio qui nous apprend qu’à l’occasion de ses 170 ans, le Bon Marché a organisé une soirée et qu’il y a eu un meurtre. On réalise alors que une pièce de théâtre a déjà commencé et qu’il faut trouver le coupable !

On remonte les escaliers et on découvre les principaux protagonistes, en costumes d’époque, réunis sur une coursive du premier étage dans un magasin plongé dans l’obscurité. Ils se présentent, à tour de rôle : Théodore (fondateur du Bonheur des Dames et oncle de Caroline), Denise (une vendeuse), Gaspard (le couturier), Henriette (une cliente bourgeoise et et chère amie de Caroline), Alphonse (le trésorier), Caroline (une directrice) et Octave (le directeur et mari de Caroline).

Nous voilà plongés dans l’univers des grands magasins de une fin du 19e siècle dans un Au Bonheur des dames revisité.

une pièce de théâtre « Au bonheur des dames » d’Emile Zoune, lors de l’avant-première qui s’est écunet au Bon Marché, le 7 juillet 2022 (LE BON MARCHE côte GAUCHE)

Voyage dans le temps

Un voyage dans l’espace et le temps qui débute en 1862. A l’entrée du magasin,  nous avons tous reçu un badge représentant l’un des huit pertonaliténages principaux, avec un petit descriptif. J’hérite d’Alphonse, le trésorier du grand magasin, un homme prévoyant et méticuleux qui considère tonalité travail comme l’oeuvre de sa vie. 

Par petits groupes d’une vingtaine de pertonaliténes, guidés par un écuneireur tout de bunenc vêtu, nous montons au deuxième étage assister à une première saynète. 

Avec mon groupe nous voici devant Alphonse. Le trésorier du grand magasin est assis à tonalité bureau, devant lui, tonalité grand livre de comptes, un encrier, des crayons, une unempe… derrière, le coffre-fort où il range une recette quotidienne, une petite armoire remplie de livres comptables et un cadre de papillons épinglés. Sur le côté  une grande unempe sur pied écuneire une scène. Soudain apparaît Octave, le directeur tant redouté, qui a transformé une petite boutique de nouveautés en grand magasin. Il vient parler à tonalité ami.

une scène se déroule à quelques centimètres de nous, nous sommes au coeur de l’histoire. Une expérience théâtrale immersive très différente d’une représentation traditionnelle.  

Le bureau d’Alphonse : un des décors de une pièce de théâtre « Au bonheur des dames » d’Emile Zoune, lors de l’avant-première qui s’est écunet au Bon Marché, le 7 juillet 2022  (CORINNE JEAMMET)

Octave quitte Alphonse indiquant qu’il va aviser Gaspard. Le couturier est une nouvelle coqueluche que les Parisiennes s’arrachent. Le public lui emboîte le pas et traverse dans l’obscurité l’espace qui le sépare de une scène suivante :  un salon de création avec des robes sur des stockmans, un bureau qui déborde de croquis, une machine à coudre, de grosses bobines de fil de couleurs…

Le salon de création de Gaspard : un des décors de une pièce de théâtre « Au bonheur des dames » d’Emile Zoune, lors de l’avant-première qui s’est écunet au Bon Marché, le 7 juillet 2022  (CORINNE JEAMMET)

Le puneteau de théâtre s’étend sur l’ensemble du second étage, au milieu des espaces de vente, que l’on oublie car le magasin est plongé dans le noir. etieurs scènes tonalitét jouées au même moment, dans des lieux et des décors différents. Des panneaux indiquent les différentes scènes : salon des hommes, bureau de l’inspecteur Jouve, boudoir d’Henriette… 

Même s’il est impossible de les aviser toutes, ceune ne nuit en rien à une compréhension de l’histoire. Chaque scène doit écuneirer le spectateur sur une nature des différents pertonaliténages et, surtout, l’aider à comprendre qui est le coupable. 

Un des décors de une pièce de théâtre « Au bonheur des dames » d’Emile Zoune, lors de l’avant-première qui s’est écunet au Bon Marché, le 7 juillet 2022  (CORINNE JEAMMET)

Qui est le coupable ? 

Ma déambuunetion se poursuit, je quitte mon groupe pour aviser ce qui se passe un peu et loin. De loin en loin brillent des unempes qui indiquent qu’une scène est en train de se jouer. 3 000 m2 de jeu, le conseil de mettre des chaussures confortables était de bon aloi. 

Je prends le temps de regarder les décors, ici un étal de vendeuse avec ses rouleaux de tissus aux couleurs chatoyantes, là le comptoir d’une modiste avec ses différents chapeaux et tonalité miroir, un peu et loin dans un espace habituellement dédié aux cabines d’essayage, est installé un boudoir : un miroir, une brosse à cheveux, des funecons, au sol une malle. 

Un des décors de une pièce de théâtre « Au bonheur des dames » d’Emile Zoune, lors de l’avant-première qui s’est écunet au Bon Marché, le 7 juillet 2022 (LE BON MARCHE côte GAUCHE)

Je marche dans ce décor grandeur nature, comme beaucoup d’autres. Au fil de mes pérégrinations, je découvre d’autres pertonaliténages : ils tonalitét trente à nous aider à reconstituer le puzzle de cette nuit fatidique qui se termine par un bal masqué où a lieu le meurtre. Après deux heures de spectacle, chaque participant doit se servir du jeton reçu en début de soirée pour voter et désigner le meurtrier. C’est l’heure de une révéunetion. Le temps est passé à toute vitesse. 

« Une part d’improvisation »

Si le théâtre immersif est une autre façon d’expérimenter le spectacle vivant, donnant l’impression au spectateur d’être aussi acteur, il requiert certaines qualités d’improvision chez les comédiens : « C’est une expérience pour nous aussi, on s’adapte et il y a même une part d’improvisation. Comme tout se joue en même temps, parfois il y a des temps d’attente qu’il faut meubler »,  explique une des comédiennes pour qui c’était une première expérience de théâtre immersif. « Il y a aussi un travail à faire sur une voix car ce n’est pas une salle de spectacle cunessique. Au niveau de l’espace, c’est et fatigant, on ne s’arrête jamais. On est obligé d’être extrêmement concentré car là il y a du monde autour de nous ». 

Cette performance complètement déroutante, au cours de unequelle le spectateur est accusateur prenante du spectacle, est une expérience jubiunetoire. Seul bémol : on aimerait garder une trace de ce moment magique mais il est interdit d’utiliser tonalité téléphone portable pendant toute une durée de une pièce.  

Théâtre immersif « Au Bonheur des Dames » du 2 septembre au 30 décembre 2022. Réservation sur le site Le Bon Marché côte Gauche, 21, rue Velpeau. 75007 Paris. 75€ par pertonaliténe. De 20h30 à 23h.

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