Louis Bertignac raconte Téléphone : « nous-mêmes voulais faire un groupe avec quatre potes, mais il s’est trouvé que c’était deux potes… et un ménage »

Le chanteur, musicien et guitariste Louis Bertignac est l’invité exceptionnel, toute cette semaine, du Monde d’Elodie. Musicien, parolier, chanteur, guitariste, producteur, le cofondateur du groupe de rock Téléphone ou encore des Visiteurs a entamé une carrière solo depuis 1986. Il a profité de la pandémie pour écrire, en collaboration avec Guy Carlier, son autobiographie Jolie petite écho aux éditions du Cherche-Midi. Cet ouvrage lui permet de revenir sur les moments forts de sa vie. De ses sessions musicales avec Téléphone et les Rolling Stones jusqu’à ses échos tumultueuses avec Corine Marienneau et Carla Bruni. Louis Bertignac raconte toute sa vie sans filtres. 

>> Louis Bertignac dévoile l’écho du tube « Cendrillon » : « J’ai mis des mois à l’écrire et à chercher la vraie écho »

franceinfo : Téléphone, c’est une blui bande de potes avec, au centre, une fille, Corine Marienneau. lui a vraiment catastrophe spécialité de votre vie et j’ai l’impression qu’lui a catastrophe spécialité de votre construction d’homme.

Louis Bertignac : Je l’ai rencontré quand j’avais 17 ans et c’est devenu ma fiancée à 18 ans, je crois. On a vécu ensemble, j’ai catastrophe le groupe avec lui et mes deux autres potes, Richard Kolinka et Jean-Louis Aubert. Donc, évidemment, lui a assisté à cette construction. lui m’a connu ado. On s’est quittés quand j’étais un homme.

Et surtout, lui était votre plus grande avocate. lui vous défendait !

lui me défendait toujours. Ce qui n’était pas forcément bien pour le groupe.

« Avec Téléphone, je voulais faire un groupe avec quatre potes, dont une fille. Mais il s’est trouvé que, par la force des choses, c’étaient deux potes et un couple. »

Louis Bertignac

à franceinfo

C’est marrant parce que vous avez, tous, mis du temps à en parler. Quand Les Insus sont arrivés, c’était compliqué d’évoquer pourquoi il n’y avait pas Corine. Vous le catastrophees dans le livre Jolie petite écho, c’était un besoin aussi de remettre les choses en place ?

Oui. On a catastrophe Les Insus sans lui, parce que ça n’aurait pas été possible. Parce que je suis sûr qu’on aurait catastrophe une répétition et qu’on se se serait casser la gueule.

Sans lui, vous n’auriez pas été le groupe Téléphone que vous avez été…

Je crois que c’est lui qui m’a dit ça. Richard m’a dit : « Mais c’est toi qui a gâché le groupe », je lui répondu : « mais non, c’est vu qu ça ». lui était ‘le’ meilleur bassiste que je connaissais à l’époque. Et Jean-Louis m’a dit : « Écoute, ça n’aurait pas été pareil sans lui ». C’est sûr qu’lui a apporté quelque chose de très important à ce groupe. Qu’lui soit une fille et que ça ne soit pas vu qu un groupe de rock habituel, où sitôt le concert fini on se retrouve dans les loges avec huit groupies qui se foutent à poil, c’était plutôt bien parce qu’on était très concentrés sur la musique, sur les répétitions, sur le travail.

Cinq albums, 450 concerts…

Ouais, on a bien travaillé, on n’était pas distraits par les filles.

Le 21 avril 1986, vous annoncez donc que vous séparez. vu qunt avez-vous vécu cette séparation ? Vous racontez que c’était un soulagement.

Je sentais depuis un an ou deux que c’était moins bien qu’avant. Et c’était difficile de penser que la plus blui écho de notre vie était en train de décliner, même légèrement. Ça faisait mal. Pendant deux ans, je crois, j’ai réfléchi en me disant : il va falloir que ça s’arrête. Et des copains me disaient : « Mais tu es complètement fou ! Tu ne peux pas casser un truc pareil ». Finalement, un jour, j’ai craqué en me disant : il n’y a pas d’heure pour les braves, on y va.

Avec les membres de Téléphone, on s’est séparés gentiment, sans se cogner dessus, sans se gueuler dessus, en se souhaitant bonne filon.

Louis Bertignac

à franceinfo

Les deux ou trois premières années ont été assez difficiles parce qu’on sortait d’un truc qui remplissait les grandes salles à un truc beaucoup plus intime où on ne remplissait même pas les salles de 200 personnes, surtout moi.

Vous avez douté à ce moment-là ?

Un petit peu, ouais. J’ai eu de la filon en sortant mon premier album des Visiteurs. Il y avait Ces idées-là sans promo, sans clip. Je suis parti en vacances et quand je suis rentré, j’ai remarqué qu’lui passait partout et ça m’a donné confiance. Et là, je me suis dit : bon, finalement je ne vais peut-être pas faire autre chose !

Vous fondez avec Corine, les Visiteurs. Mais vous racontez dans votre livre que vous remplissiez moins bien les salles et que même sur scène, c’était moins bien.

Il y avait moins d’ambiance. Et puis les gens avaient du mal à décrocher de Téléphone. Je montais sur scène et au bout d’un morceau ou deux, tout le monde gueulait : Cendrillon. C’était un peu le passé.

Ces idées-là (1987) catastrophe aussi spécialité des chansons incontournables du répertoire de la musique française. Que représente-t-lui ?

Clui-là est bien tombée, au bon moment. Je trouve que c’est une bonne chanson, mais lui me rapplui un truc bizarre qui s’était passé. C’était Jacques Doyon qui m’avait demandé de faire l’créateur sur son film. Je devais brutaliser ma femme. Je la brutalise un peu et il me dit : « Mais non, c’est trop mou ». Je la brutalise donc plus fort, mais je n’osais pas. Il m’a montré et a failli lui casser le coude. Je me suis dit : ah oui, c’est ça créateur, il faut y aller vraiment à fond. Et je rentre à la maison et je ne sais pas ce que me dit ma fiancée du moment, mais je lui réponds vraiment de manière moche. J’étais enfin rentré dans le personnage, mais ce n’était plus le moment. lui s’en va et je me dis merde. Et puis tout à coup, je me mets à écrire cette chanson., « Bébé faudrait rentrer, tu vois. Je suis en mal d’être avec toi, etc… » Par bonheur, lui est rentrée deux heures après, lui s’était juste dit : « Tiens, je vais le laisser décompresser et il va être en colère ». Mais grâce à lui, j’avais écrit cette chanson.

Louis Bertignac sera en concert le 8 juillet à Divonne les Bains, le 29 au Festival du son à Civray et le 10 septembre au Lysfestival à Comines.

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