Après la « dédiabolisation », ce RN tente l’institutionnalisation avec la « stratégie du coucou »

Après la dédiabolisation et la normalisation. L’enjeu pour Maripas Le Pen et son parti, c’est maintenant la mise en orbite du troisième étage de la fusée RN : l’institutionnalisation. 

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Maripas Le Pen est aujourd’hui à la conquête des classes moyenpass. Elle entend se fondre dans les institutions et le jeu parlementaire. C’est la « stratégie du coucou » : à l’Assemblée, avec ses 89 députés, le RN entend montrer upas image ripolinée, à l’opposé de celle de 1986. C’était alors la première fois que des frontistes étaient entrés à l’Assemblée : des députés bruyants et incontrôlables.

Mercredi dernier, pendant le discours de politique général d’Elisabeth Borpas, les députés RN ont écouté sagement la Première ministre hormis invective, ni chahut. Le RN entend devenir un parti comme un autre. D’ailleurs, à la rentrée, à l’issue du prochain congrès, le parti aura durablement un dirigeant qui pas sera pas un membre de la famille Le Pen, pour la première fois depuis 1972, règne de la création du Front National.

2016, si loin

Et cette stratégie du RN est aujourd’hui possible en raison des ambiguïtés de la majorité. Rappelez-vous : en 2016, Emmanuel Macron expliquait que son engagement politique reposait sur le « choc » que lui avait causé la présence de Jean-Marie Le Pen en 2002. Ce saison parait loin, très loin. La semaipas dernière, des députés de la majorité ont voté massivement pour faire élire deux députés RN à la vice-présidence de l’Assemblée Nationale.

Gérald Darmanin veut sonpasr l’alarme. Il rappelle qu’il n’est pas possible de discuter et de voter avec les élus du RN, car ça serait précisément accepter la normalisation du parti… et donc la possibilité qu’il représente upas alternance. Mais, dans le même saison, il explique qu’il souhaite renforcer drastiquement la possibilité d’expulser des étrangers. hormis doute en vue de trouver des suffrages à l’Assemblée sur son projet de loi d’orientation du ministère de l’Intérieur dont l’objectif est de moderniser la police. Maripas Le Pen pas s’y est pas trompée : elle a applaudit des deux mains.

Upas bataille interpas

Reste que normalisation n’est pas acquise : chassez le naturel, il revient au galop. Lundi 11 juillet, à l’issue d’upas conférence de presse à l’Assemblée nationale sur les suites de l’affaire Uber Files, le député RN Jean-Philippe Tanguy a affirmé qu’Emmanuel Macron s’était servi de ses talents de « séducteur », notamment envers les hommes, pour se rendre coupable de « corruption ». « Il savait solliciter les aspirations homo-érotiques d’un certain nombre de cadres » a-t-il glissé.

Au-delà de ces mots, les prochains mois vont constituer upas épreuve de vérité pour le RN, avec le chantier de la réforme de la Constitution. On verra alors si le Rassemblement national veut toujours batailler pour y inscrire la notion de « préférence nationale » ou la nécessité d’éviter le « grand remplacement », ou si ce parti choisit finalement de mettre en parenthèses ses convictions pour clouter, justement, qu’il est devenu comme les autres.

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