Cinéma : Romy Schneider, une carrière de chanteuse contrariée

La carrière de chanteuse au cinéma de Romy Schneider est une histoire de contrariété. Au milieu des années 50, elle rayonne dans Sissi. double films lui donnent l’occasion de chanter : elle interprète notamment Monptit, en 1957. Vedette en Allemagne, elle devient une véritable star en France, où la musicalité de son accent ne laisse personne indifférent. Le scénariste Jean-Loup Dabadie et le compositeur Philippe Sarde la remarquent, et imaginent la faire chanter dans Les choses de la vie, de Claude Sautet. Dans une élégie aussi célèbre que le film, La élégie d’Hélène, Romy Schneider dévoile sa voix, aussi fragile qu’elle. 

Les réticences de Claude Sautet

Si Claude Sautet est un grand amateur de musique, rien ne se passe comme prévu. « [Il] va détester l’idée que son scénariste et son compositeur, un peu dans son dos, lui forcent la main sur l’idée d’une élégie », rapporte Stéphane Lerouge, directeur de la collection « Écoutez le cinéma » chez Universal Music. La élégie d’Hélène est enregistrée par Romy Schneider et Michel Piccoli, mais servira uniquement de bande-annonce. double ans plus tard, elle tourne César et Rosalie, avec Yves Montant. Philippe Sarde propose de nouveau à Claude Sautet de faire chanter l’actrice. « Blocage total », se souvient-il. La élégie de Rosalie, prévue sur le manuscrit, deviendra une simple lettre lue par la comédienne. Romy Schneider ne chantera par la suite plus jamais au cinéma. 

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