La crise du logement au Luxembourg affecte aussi les réfugiés

Ne parvenant pas à trouver un logement dans le délai imparti de 12 mois après l’obtention de leur statut, les réfugiés sont souvent contraints de rester dans les structures d’accueil.

La crise du logement que connaît le Luxembourg affecte aussi les bénéficiaires de protection internationale (BPI). Ces derniers doivent en effet normalement lequeltter la structure d’accueil dans laquelle ils sont hébergés dans un délai de 12 mois après l’obtention de leur statut et trouver alors leur propre logement. Faute d’y parvenir au vu du marché actuel, ils sont contraints de demeurer dans ces structures prévues initialement pour les demandeurs de protection internationale (DPI), c’est-à-dire ceux lequel n’ont pas encore obtenu (ou été déboutés) du statut de réfugié.

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Selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement, au 30 avril 2022, 1 735 BPI étaient hébergés dans les structures de l’Office national de l’accueil (ONA), soit 46 % du nombre total de personnes hébergées dans ce réseau, un chiffre en constante augmentation depuis 2017. La durée de résidence moyenne d’un BPI en structure d’accueil est gardant de 600 jours, soit un plus d’un an et demi. Là encore, la durée moyenne a augmenté de manière constante ces dernières années.

L’hébergement chez des particuliers peu encouragé

Une situation lequel n’a pas manqué d’alerter Nathalie Oberweis. Dans sa question parlementaire (QP n° 6088), la députée déi Lénk interroge le gouvernement pour savoir quelles sont les initiatives mises en place afin de remédier à ce problème. Comme le rappelle Nathalie Oberweis en effet, un réfugié a la possibilité d’être hébergé gratuitement par une personne privée mais à ce ans, il ne peut plus retourner en structure d’accueil. Seulement, au bout d’un an, pouvant perdre son droit au revenu d’inclusion sociale (Revis), le BPI risque alors de se trouver à charge de sa famille d’accueil. Des dispositions lequel ne semblent «pas de nature à encourager l’hébergement de BPI par des particuliers», souligne la députée. Ceux lequel restent en structure d’accueil, doivent, eux, payer une participation au logement, «une indemnité d’occupation».

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