ONU, armes à sous-munition, sanctions

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions : le point sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Zelensky exhorte l’ONU à agir 

Volodymyr Zelensky a exhorté mardi l’ONU à agir « immédiatement » face aux « crimes de guerre » commis selon lui par la Russie dans son pays, sans quoi les Nations unies n’auraient qu’à « simplement fermer ».

Le président ukrainien a en outre appelé à ce que la Russie soit exclue du Conseil de sécurité de l’ONU et à une réforme du système des Nations unies, afin que « le droit de veto ne signifie pas le droit de mourir ».

Il a fait diffuser une vidéo présentant des images très crues de personnes tuées en Ukraine, dont la violence a provoqué une réaction indignée de la présidente en exercice de cette instance.

600 000 personnes « évacuées » vers la Russie 

La Russie a procédé à l’évacuation de « 600 000 personnes » d’Ukraine, qui ne sont pas parties « sous la contrainte ou enlevées » comme le dit l’Occident, a affirmé mardi au Conseil de sécurité l’ambassadeur russe auprès de l’ONU, Vassily Nebenzia.

« Nous ne sommes pas venus en Ukraine conquérir des territoires », a-t-il aussi déclaré, en contestant à nouveau les accusations d’atrocités visant l’armée russe.

La Russie se renforce vers le Donbass 

La Russie se renforce pour « prendre le contrôle de l’ensemble du Donbass », dans l’est de l’Ukraine, et réaliser « un pont terrestre avec la Crimée », annexée par Moscou en 2014, a affirmé mardi le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

« Les troupes russes ont quitté la région de Kiev et le nord de l’Ukraine. Vladimir Poutine déplace un grand nombre de troupes vers l’Est en Russie. Elles vont se réarmer, recevoir des renforts en effectifs, car elles ont subi beaucoup de pertes, et se réapprovisionner pour lancer une nouvelle offensive très concentrée dans la région du Donbass », a-t-il expliqué.

Armes à sous-munitions

L’ONU « a reçu des allégations crédibles selon lesquelles les forces russes auraient utilisé des armes à sous-munitions dans des zones peuplées au moins 24 fois » en Ukraine depuis l’invasion de fin février, a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité une haute responsable de l’Organisation.

« Les allégations selon lesquelles les forces ukrainiennes auraient utilisé de telles armes font également l’objet d’une enquête », a ajouté la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo.

Boutcha : civils visés « délibérément » 

Les images sortant de Boutcha, ville ukrainienne où ont été découverts des dizaines de cadavres après le retrait de troupes russes, « pointent vers des civils ciblés délibérément », a affirmé mardi une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.

« Tous les signes pointent vers le fait que les victimes ont été ciblées délibérément et tuées directement. Et ces preuves sont très inquiétantes », a souligné Elizabeth Throssell, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève.

Situation « invivable » à Marioupol 

Marioupol a « dépassé le stade de la catastrophe humanitaire », a affirmé mardi le maire de cette ville du sud-est de l’Ukraine assiégée par l’armée russe, qualifiant d’ »invivable » la situation des quelque 120 000 habitants toujours sur place.

UE : nouvelles sanctions en débat 

La Commission européenne a proposé mardi aux Vingt-Sept de durcir les sanctions contre Moscou, en arrêtant leurs achats de charbon russe, qui représentent 45% des importations de l’UE, et en fermant les ports européens aux bateaux russes ou opérés par des Russes.

Les propositions de Bruxelles doivent être discutées mercredi par les représentants des Vingt-Sept avant une réunion lundi des ministres européens des Affaires étrangères.

Poutine menace de représailles

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé mardi la « pression » exercée contre Gazprom en Europe, soulignant que nationaliser des actifs russes était « une arme à double tranchant ».

Près de 200 diplomates russes expulsés 

Après la France et l’Allemagne lundi, l’Italie, l’Espagne et la Slovénie notamment ont à leur tour expulsé mardi en masse des diplomates russes, marquant une nouvelle dégradation des relations avec Moscou après la découverte de massacres imputés aux forces russes près de Kiev.

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