« Je n’ai pas réussi à l’endiguer », reconnaît Emmanuel Macron

« Je n’ai pas réussi à l’endiguer », reconnaît lundi 4 avril sur France Inter, Emmanuel Macron candidat à sa réélection, à propos de la montée de l’extrême droite en France ces cinq dernières années. L’extrême droite qui selon les différents sondages, cumule près de 35% d’intentions de vote en vue du premier tour de la présidentielle dimanche prochain.

Le président sortant dit prendre la part « qui est la [s]ienne » dans la montée de l’extrême droite sans faire de mea culpa : « Je sais qu’on adore toujours faire dire à un président de la République qu’il a des échecs. J’ai fait beaucoup de mea culpa. (…) Je n’ai pas réussi à l’endiguer. Après je pense que je n’ai pas, durant ces cinq années, essayé d’esquiver les sujets. »

Emmanuel Macron estime qu’il « y a un grand dérèglement dans nos sociétés. On l’a vu avec la pandémie, le dérèglement du vivant, le dérèglement écologique, un dérèglement aussi géopolitique, le dérèglement des consciences lié aux réseaux sociaux, un doute sur l’information. Tout cela crée, dans notre société, des peurs. Et ceux qui jouent avec les peurs montent ».

[email protected] : « Il y a un grand dérèglement dans nos sociétés, écologique, géopolitique, etc. Tout cela crée, dans nos sociétés, des peurs, et ceux qui jouent avec ces peurs montent. Et je n’ai pas réussi à l’endiguer. » #le79Inter #Elysée2022 pic.twitter.com/zSgEkfVgPN

— France Inter (@franceinter) April 4, 2022

« Ce qui m’importe, c’est (…) d’aller convaincre des gens qui aujourd’hui sont tentés par les extrêmes pour expliquer en quoi les extrêmes n’apportent pas la bonne réponse, que les peurs que les gens ont sont parfois légitimes mais que la vraie réponse est autre et qu’elle peut parfois prendre du temps », explique-t-il.

Il donne quelques exemples de « vraies réponses » qu’il peut apporter aux peurs des électeurs de l’extrême droite : « Quand on a peur sur les inégalités, je ne crois pas que la réponse soit de revenir à une espèce de système complètement fermé qui renonce à une économie ouverte, mais on doit avoir une économie sociale de marché », déclare-t-il.

« Quand on a peur des phénomènes migratoires, je pense qu’il faut là aussi défendre notre ADN, c’est-à-dire notre devoir d’accueillir celles et ceux qui fuient un pays en guerre comme les Ukrainiennes et les Ukrainiens aujourd’hui, mais en même temps de savoir lutter contre l’immigration clandestine. C’est par cette clarté et cette exigence que, je pense, on peut répondre aux peurs et en même temps tenir une réponse républicaine », assure-t-il encore.

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