Christine Majerus : «Beaucoup de frustration»

Diminuée par les suites d’un rhume, Christine Majerus a longtemps fait jeu égal avec les meilleures.

Pendant longtemps, samedi, on avait l’impression que Christine Majerus se «baladait» dans le peloton grâce à son sens du placement, sa faculté à se propulser aux avant-postes du peloton qui, secteur pavé après secteur pavé perdait des unités. La championne nationale avait fière allure, tout semblait se passer pour le mieux.

On sentait bien que les deux plus grosses formations, les deux gros blocs, avec d’un côté, la Trek-Segafredo des Lucinda Brand, Elisa Longo Borghini et Ellen Van Dijk, puis de l’autre la SD Worx de Christine Majerus (avec Lotte Kopecky, Chantal Van den Broek-Blaak et donc la championne nationale), avaient déjà engagé un sacré bras de fer.

Aussi, lorsque Lotte Kopecky avait décidé d’accélérer du côté d’Orchies, alors qu’il restait quand même quelque 53 kilomètres à accomplir, et que dans un premier temps, ce ne fut que la seule Marta Bastianelli (UAE) qui suivit le mouvement, Lucinda Brand rappliqua. Le trio resta longtemps en apnée, à une vingtaine de secondes du peloton, où et Christine Majerus, et Chantal Van den Broek-Blaak filaient les coups.

«Les aléas du sport»

Toujours est-il qu’il était assez clair que les choses n’allaient pas rester en l’état. Après un regroupement, au même moment que la disqualification de la championne du monde Elisa Balsamo était prononcée, Elisa Longo-Borghini s’est élancée vers son échappée victorieuse. Et Christine Majerus disparut des écrans radars, laissant à ses coéquipières le soin d’une vaine poursuite, car la championne d’Italie ne s’est finalement jamais désunie.

Classée à la 26e place sur le vélodrome, elle n’avait pas abdiqué. En tenant compte des circonstances et surtout de son rhume qu’elle avait tenté tant bien que mal de juguler, elle ne pouvait tout simplement pas faire mieux.

«Je suis assez déçue de ne pas avoir pu être au meilleur de ma forme aujourd’hui pour disputer cette course si spéciale qu’est Paris-Roubaix et que j’affectionne particulièrement. Il y a beaucoup de frustration, d’autant plus que j’étais très en forme depuis le début de la saison. Mais ce sont les aléas du sport, et on a beau planifier au mieux ses objectifs, il y a toujours des paramètres qu’on ne contrôle pas, comme tomber malade, et il faut savoir accepter les choses comme elles sont. Je vais à présent essayer de récupérer totalement avant de reprendre les prochaines compétitions», commentait-elle.

Rendez-vous au Luxembourg, à la fin du mois, pour le Festival Elsy-Jacobs.

Le classement

1. Elisa Longo Borghini (ITA/Trek), les 124,7 km en 3 h 10’54″; 2. Lotte Kopecky (BEL/SD Worx) à 23″; 3. Lucinda Brand (NED/Trek); 4. Elise Chabbey (SUI/Canyon); 5. Marta Cavalli (ITA/FDJ Nouvelle-Aquitaine); 6. Floortje Mackaij (NED/DSM); 7. Ellen van Dijk (NED/Trek) tmt; 8. Chantal Van den Broek-Blaak (NED/SD Worx) 32″; 9. Pfeiffer Georgi (GBR/DSM) 2’22″; 10. Sandra Alonso (ESP/Ceratizit); 11. Emma Norsgaard (DEN/Movistar) tmt…15. Marta Bastianelli (ITA/UAE) 2’54″…26. Christiane Majerus (LUX/SD Worx) 4’35″; 27. Audrey Cordon-Ragot (FRA/Trek) mt…

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