Après la présidentielle, quel avenir pour les Républicains et le PS ?

Ces deux partis sont menacés de disparaître sur le plan matériel, financier, et surtout sur le plan politique. C’est leur raison d’être elle-même qui est en cause. À quoi bon des partis de gouvernement, de droite comme de gauche, quand Emmanuel Macron occupe tout l’espace central ? Et comment retrouver de l’oxygène quand ils se retrouvent pris en sandwich entre l’extrême droite de Marine Le Pen d’un côté et la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon de l’autre ? Dès lors, pour LR comme pour le PS, il n’y a que deux voies possibles : l’alliance avec un Emmanuel Macron réélu ou le maintien dans l’opposition tout au long du deuxième quinquennat.

Nicolas Sarkozy s’en fait l’écho. Dans son communiqué appelant à faire barrage à l’extrême droite en votant pour son successeur, il explique que la « fidélité » de la droite « aux valeurs républicaines et à la culture de gouvernement » devrait l’inciter à rallier Emmanuel Macron. Et peut-être dès les législatives. Son meilleur ennemi à droite, Jean-François Copé, préconise la même stratégie. Pourquoi continuer à combattre un président qui mène, peu ou prou, une politique qui convient à la droite modérée, libérale et européenne ?

Mais nombre de dirigeants comme Eric Ciotti, Laurent Wauquiez ou Bruno Retailleau, refusent d’appeler à voter Macron le 24 avril et veulent perpétuer une opposition sans concession après la présidentielle. Au fond, c’est bien l’implosion qui menace LR entre deux familles, l’une modérée et réformiste, soluble dans le macronisme, et l’autre radicale, rongée par les sujets identitaires, qui a vocation à se rapprocher de l’extrême droite.

Les socialistes ont un temps d’avance dans la décomposition. Elle remonte à 2017. Ce n’est pas la dislocation qui les menace aujourd’hui, c’est la disparition pure et simple. Surtout maintenant que Jean-Luc Mélenchon a affermi le leadership des Insoumis sur l’ensemble de la gauche. Résultat, un des anciens Premiers secrétaires du PS , Jean-Christophe Cambadélis, réclame carrément un « congrès d’autodissolution » du PS. Bref, il serait temps de se faire hara-kiri, avant une hypothétique refondation. Comme si les derniers fidèles qui ont encore foi dans le socialisme n’avaient plus qu’une issue : croire en la résurrection. Cela tombe bien : dimanche prochain, c’est Pâques… Enfin, une lueur d’espoir pour le PS !

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