À quelques jours de la présidentielle, Bigflo et Oli chantent leur amour de la France dans « Sacré bordel »

Deux ans que les deux frères n’avaient rien sorti. À l’approche du premier tour de l’élection présidentielle, le duo revient chanter le Sacré bordel de ces élections. « On voulait revenir avec une chanson forte de sens et importante pour nous plutôt qu’avec une chanson légère et plus ‘attendue’. On espère ne pas s’être trompé. Ce clip a été vraiment une galère titanesque à mettre en place », confient les deux artistes sur leur page Youtube.

Pour le clip, ils se sont enfermés dans un cube de verre aux allures de mini studio d’enregistrement. Au Capitole de Toulouse, place de la République de Paris, sans oublier le Col des Pyrénées, la boîte en verre a voyagé aux quatre coins de la France, attirant des centaines de curieux et de fans venus admirer le tournage insolite.

Dès les premières paroles, le ton est donné : « J’aime la France, comme une tante avec qui j’suis pas toujours d’accord, qui fait trop peu d’efforts / Mais pour qui je chialerai toutes les larmes de mon corps à sa mort ». Pendant cinq minutes, les deux toulousains vont déclarer leur amour et leur colère à cette France qu’ils affectionnent, même si elle n’est pas parfaite. “Ça t’fait bizarre mais je l’aime, ce pays, celui qui me taxe et me couvre d’impôts / Celui qui paye pour moi à la pharmacie, qui m’emmenait gratuit voir la mer en colo’ / Son histoire, j’en connais ses horreurs, mais aussi sa puissance”, peut-on entendre dans le premier couplet.

Les violences policières, le vivre-ensemble, l’immigration, la diversité, le terrorisme, la double identité… Bigflo et Oli abordent les différentes problématiques qui sont au cœur des débats présidentiels. Truffé de contradictions, le morceau résume l’état d’esprit d’une nouvelle génération tiraillée entre amour, colère, fierté et désaccord. « Elle est belle ma France et son terroir, même si c’est pas moi qu’elle voit dans l’miroir / J’me dis qu’on pourrait le faire, briser le plafond de verre / Au lieu de pointer les différences de chacun, s’concentrer sur tout c’qu’on a en commun », lance Bigflo dans le deuxième couplet.

Sacré bordel raconte les sentiments contraires d’une jeunesse qui ne se retrouve pas dans le paysage politique français. Un manque de représentation qui devrait peser ce dimanche sur le taux d’abstention. 

Articles connexes

Stay Connected

0FansJ'aime
3,497SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

ne manquez pas