Peur de la guerre : «Le Luxembourg est sûr»

Le Premier ministre, Xavier Bettel, a souligné vendredi que la population ne doit pas craindre que le Grand-Duché soit entraîné dans une guerre. La protection du pays est «garantie» par l’OTAN.

Depuis neuf jours, la guerre sévit à deux heures de vol à peine du Luxembourg. «Tous les jours, des gens innocents meurent, de simples civils», déplore Xavier Bettel. Vendredi, le Premier ministre a affirmé être «conscient» que les «images dramatiques provenant de l’Ukraine préoccupent fortement». «Beaucoup de gens s’inquiètent», ajoute-t-il.

Partant de ce constat, le chef du gouvernement a voulu faire passer un message clair : «Le Luxembourg est sûr. Notre population est en sécurité. Il n’y a pas de besoin d’avoir peur». Xavier Bettel rappelle que l’OTAN, dont le Grand-Duché est pays fondateur, «constitue le plus fort gage de sécurité et de paix pour notre pays».

«Le gouvernement va tout faire pour éviter un scénario de guerre. Nous ne voulons pas de guerre, ni chez nous ni en Ukraine», martèle encore le Premier ministre. Suit néanmoins la phrase : «Pour le moment, il n’y a aucun indice qu’une confrontation militaire ait lieu entre la Russie et l’OTAN.»

La diplomatie et des armes

La priorité absolue resterait d’obtenir un cessez-le-feu. Pour y parvenir et «mettre fin à la détresse humaine provoquée par les violences armées», les efforts diplomatiques restent cruciaux aux yeux de Xavier Bettel. Le Premier ministre entretient un contact permanent avec son homologue ukrainien, mais a aussi pu s’entretenir avec le président français Emmanuel Macron.

«Nous soutenons pleinement tous les efforts diplomatiques entrepris. Chaque entretien entre Emmanuel Macron et le président russe Vladimir Poutine est important, même si les résultats ne correspondent pas encore à nos attentes», affirme le Premier ministre, avant de faire remarquer que «ces pourparlers évitent peut-être des actes de guerre encore plus gravissimes».

En début de semaine, le gouvernement avait annoncé envoyer, à son tour, des armes en Ukraine, dont 100 armes antichars. Xavier Bettel n’estime pas que cette livraison puisse être considérée par la Russie comme agression.

«Il existe une différence entre la fourniture d’armes et une intervention directe sur le front de guerre. L’objectif reste de continuer à aider au mieux l’Ukraine pour se défendre, sans toutefois briser le droit international. Par conséquent, nos moyens sont limités», développe le Premier ministre, confirmant au passage son opposition à la mise en place d’une fermeture de l’espace aérien ukrainien, assurée par des avions de l’OTAN.

Pour l’instant, le gouvernement luxembourgeois n’aurait pas été sollicité pour livrer du matériel militaire supplémentaire à l’Ukraine.

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