Marine Le Pen refuse de qualifier Vladimir Poutine de dictateur, car « il ne faut insulter personne »

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21h47 : Il y a bien eu des échanges de prisonniers, en 2019 et 2020, mais Marine Le Pen a raison de dire que ces accords étaient au point mort. Dans les faits, la guerre se poursuivait de manière quotidienne, depuis huit ans. Les violations du cessez-le-feu, innombrables, étaient recensées par l’OSCE. « Moscou préfère une zone d’instabilité permanente et n’a pas grand intérêt à la résolution du conflit”, analysait toutefois la chercheuse Anna Colin Lebedev pour franceinfo, avant le début de la guerre.

21h47 : Ils contenaient plusieurs dispositions, comme un retrait des armes lourdes de part et d’autre de la zone de contact. Ils prévoyaient, à moyen-terme, une réintégration des deux territoires séparatistes en Ukraine, en échange d’une large autonomie, d’élections libres et de démilitarisation. L’Ukraine considérait qu’il était impossible d’organiser des élections tant que la zone n’était pas démilitarisée, et la Russie a distribué des centaines de milliers de passeports dans ces territoires afin d’y asseoir son influence.

21h47 :

Marine Le Pen évoque les accords de Minsk, signés en 2015 sous l’égide de la France de l’Allemagne, de l’Ukraine et de la Russie. La candidate du RN estime que ceux-ci “ont été abandonnés”, notamment par Paris. Pour rappel, ces accords ont mis fin aux affrontements violents de 2014 entre forces ukrainiennes et forces séparatistes, dans la partie orientale du Donbass ukrainien.

21h46 : « Aujourd’hui, on parle de monsieur Navalny. Mais honnêtement, monsieur Navalny n’est pas un personnage très fréquentable, si vous voyez ce que je veux dire. Donc, arrêtons aussi, encore une fois, de donner toutes les qualités à quelqu’un qui n’en a pas. Je vous assure qu’en France, il serait probablement condamné devant les tribunaux correctionnels. »

21h45 : « Vos députés ont voté contre la résolution qui condamnait Poutine, lors de l’arrestation de Navalny. Vos députés ont voté contre ce que l’Europe disait en faveur des sanctions sur la Biélorussie. Ce sont des choses que vos députés ont fait au Parlement européen. »

Enrico Letta attaque Marine Le Pen sur les vote des eurodéputés RN au Parlement européen. « Je connais la manière dont fonctionne le Parlement européen. Et je sais très bien que, encore une fois, il y a parfois dans un texte non pas un sujet, mais plusieurs sujets, et on peut avoir des difficultés à voter. »

21h40 : En résumé, expliquait le chercheur David Teurtrie à franceinfo : « Les Occidentaux répondent à la Russie : ‘Vous dites qu’on a violé un engagement qui n’est présent dans aucun traité, mais vous aviez signé le mémorandum de Budapest, qui garantit l’intégrité territoriale de l’Ukraine’. »

21h40 : Par ailleurs, Marine Le Pen omet un point important : la Russie a enfreint des promesses écrites contraignantes. Notamment le mémorandum de Budapest, signé en 1994, qui garantissait l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Une promesse qui a volé en éclats avec l’annexion de la Crimée par Moscou, en 2014.

21h45 :

Cet argument repose sur des déclarations connues et des documents déclassifiés (en anglais). A la chute du mur de Berlin, en 1989, on s’interroge sur l’intégration de l’Allemange à l’Est à l’Otan. Pour convaincre l’URSS, le secrétaire d’Etat américain de l’époque, James Baker, assure à Mikhaïl Gorbatchev assure que « la juridiction militaire actuelle de l’Otan ne s’étendra pas d’un pouce vers l’Est ». Mais le traité de 1990, finalement, n’interdit pas explicitement l’élargissement.

21h41 : Marine Le Pen évoque un « accord » de non-extension de l’Otan qui a été passé entre les Etats-Unis, l’Allemagne, la France, les Etats-Unis et l’URSS. Elle se réfère à l’hebdomadaire Der Spiegel, mais franceinfo a également consacré un article à cette « promesse orale » souvent utilisée par Vladimir Poutine pour justifier son intervention militaire, évoquant une trahison occidentale – rappelons au passage que l’Otan n’avait pas donné d’avis favorable à l’intégration de l’Ukraine.

21h39 : Sur la guerre en Ukraine toujours, Marine Le Pen a réitéré à plusieurs reprises son « point de vue sur le pays qui coïncide avec celui de la Russie », répétant sa volonté de faire lever les sanctions. Le Monde rappelle qu’en janvier 2017, la candidate du Rassemblement national estimait notamment que « la Crimée n’a jamais été ukrainienne », dans un entretien à un journal russe.

21h40 : « Je considère que la Commission s’est attribué des pouvoirs que personne ne lui a donnés et que tout ceci est profond. Elle est anti-démocratique, elle avance sans les peuples et même maintenant contre les peuples. Elle doit donc devenir un simple secrétariat. »

Marine le Pen et Enrico Letta s’opposent sur leur vision de l’Union européenne.

21h35 : Sur l’Ukraine et ses rapports avec Vladimir Poutine, Marine Le Pen fait volte-face depuis le début de la guerre. Fin janvier 2022, à Madrid, lors d’un rassemblement avec des partis alliés, elle avait refusé de valider un paragraphe sur l’Ukraine d’une déclaration commune avec ses partenaires. Le texte assurait que « les actions militaires de la Russie à la frontière orientale de l’Europe nous ont conduits au bord de la guerre » et appelait à la « solidarité » face à de « telles menaces ».

21h40 : « Je ne suis pas opposée à un certain nombre de sanctions qui interviennent sur des banques. Mais je vous signale que les banques ne sont pas soumises aux sanctions aujourd’hui, à l’exclusion de Swift qui est le système mondial d’échanges bancaires. »

Marine Le Pen débat maintenant avec Enrico Letta, secrétaire général du Parti démocrate en Italie.

21h39 : « Je pense qu’il faut aussi faire attention à ne pas tomber dans une forme de dérive. (…) Je suis désolée de vous dire que ça me choque quand j’entends que des chefs d’orchestre sont interdits parce qu’ils sont russes. Ça me choque quand j’entends que des conférences sur Dostoïevski sont annulées à Milan… »

21h33 : Si on regarde sur les cinq dernières années, entre début 2017 et fin septembre 2021, plus d’un million d’emplois salariés ont été créés. Le déclin industriel s’est poursuivi avec la perte de 16 000 emplois salariés sur cette période. Toutefois, cette baisse est nettement moins marquée que sur la période précédente (environ 147 000 emplois en moins, entre début 2012 et fin septembre 2016).

21h33 : Après avoir reculé en 2020, l’emploi industriel a de nouveau augmenté en 2021. Plus de 18 000 emplois industriels ont été créés au cours de cette année, selon les dernières données de l’Insee. Cependant, il reste inférieur à son niveau d’avant-crise sanitaire, avec −1,2% par rapport à fin 2019.

21h33 : Toujours au sujet de la lettre de candidature d’Emmanuel Macron, Marine Le Pen a déclaré : « J’ai regardé un petit peu les chiffres qu’il donne sur les emplois industriels ; c’est faux ». Dans son adresse, le président français affirme que « notre industrie a pour la première fois recréé des emplois ». La France a effectivement créé des emplois industriels en 2021, mais sur les cinq dernières années le déclin industriel s’est poursuivi.

21h30 : « A partir du moment où il sont jetés en dehors du territoire par la guerre, par les bombardements, il faut faire preuve de solidarité et il est normal que la France, qui est un pays européen, fasse preuve de solidarité à l’égard des pays européens. »

Marine Le Pen fait la différence entre deux types d’immigration. « En revanche, pendant le temps où nous accueillons des réfugiés de guerre. Il y a des centaines de jeunes hommes qui, à Mellila, sont en train de passer au-dessus des frontières de force. Et ça, c’est une immigration économique. »

21h30 : En 2014, le Front national a bien contracté un prêt de 9 millions d’euros auprès d’une banque russe. A l’époque, Marine Le Pen avait démenti tout lobbying auprès du Kremlin pour obtenir cette somme. Mais la députée RN du Pas-de-Calais avait en fait lancé une vaste opération de séduction de la Russie et de son président, en plaidant notamment la cause russe dans l’actualité et en vantant des « valeurs communes » avec Vladimir Poutine. Nous vous en parlions notamment dans cet article publié en 2014.

21h27 : « C’est un choix qui est un choix évidemment dangereux, car il peut être considéré comme un acte d’ingérence. (…) Donc, je suis réservée sur cette option. »

Interrogée sur la livraison d’armes aux Ukrainiens, Marine Le Pen se montre dubitative.

21h26 : « Ce qui va faire peur à Vladimir Poutine, ce n’est pas de voir s’effondrer l’économie de l’Europe, parce que ça, ça peut plutôt lui faire plaisir. »

Marine Le Pen critique les sanctions prises à l’encontre de la Russie. « Encore une fois, les millions de Français qui payent leur gaz, s’ils devaient le payer quatre fois plus cher, leur pouvoir d’achat va s’effondrer, c’est notre économie qui va s’effondrer. »

21h18 : « La question, ce n’est pas les sanctions. Ce qui m’importe, c’est la protection des Français. Ce qui m’importe, en réalité, c’est que ceux qui sont sanctionnés ne soient pas eux. (…) Je vois qu’il y a un certain nombre de sanctions qui peuvent avoir des conséquences directes sur des millions de Français qui n’arrivent plus, au moment où nous nous parlons avec une essence à 2 euros le litre, à faire leur plein. »

21h25 : Marine Le Pen assure que tous les chiffres sont « faux » dans la lettre de candidature d’Emmanuel Macron. Le président candidat y affirme, notamment, que le chômage a atteint son plus bas niveau depuis quinze ans. C’est vrai selon les chiffres de l’Insee, mais la précarité de l’emploi a également augmenté, notamment en raison d’une hausse des emplois partiels. Ainsi, en prenant les catégories A, B et C, il y a plus de 5,5 millions d’inscrits à Pôle Emploi, il y a deux millions de chômeurs de plus qu’en 2008.

21h24 : « Votre question est insupportable. Je vous le dis, elle est insupportable parce sous-entend des choses qui touchent directement à mon honneur et à ma considération. »

Interrogée sur un prêt contracté par le Rassemblement national auprès de banques russes, Marine Le Pen voit rouge. « Est-ce que vous comprenez tout de même que votre question est infamante pour nous parce que vous mettez en cause notre indépendance ? », réagit-elle. « Votre hostilité vous aveugle. »

21h16 : Sur ses liens présumés avec Vladimir Poutine, Marine Le Pen rejette en bloc les accusations de ses adversaires politiques. Pourtant, ses positions avec le président russe ont toujours été très ambiguës. La candidate du RN avait été reçue au Kremlin en 2017 et avait à l’époque demandé « la levée des sanctions économiques contre la Russie » après l’annexion de la Crimée en 2014.

21h13 : #UKRAINE « Il faut être capable d’avoir, avec la Russie comme avec les Etats-Unis, une capacité à exprimer nos souhaits, à indiquer nos lignes rouges, à défendre nos intérêts. En une période donnée dans le monde, une grande puissance peut être en même temps un allié, peut être en même temps un concurrent et peut être en même temps un adversaire. »

21h24 : #UKRAINE « Je n’ai aucune fascination pour les régimes autoritaires. »

21h10 : #UKRAINE « Je soutiendrai toutes les initiatives que pourra prendre Emmanuel Macron pour trouver une solution pacifique à ce conflit. »

21h23 : #UKRAINE « Clairement, la Russie a agressé l’Ukraine, la Russie a violé le territoire, la souveraineté territoriale de l’Ukraine. C’est évidemment absolument incontestable et tout à fait condamnable. Vous savez, moi, quand je défends la souveraineté, je défends la souveraineté de l’intégralité des pays et je considère ça aussi grave quand la Russie viole la souveraineté de l’Ukraine que quand les Etats-Unis violent la souveraineté de l’Irak comme ils ont pu le faire. »

21h07 : #UKRAINE « Je pense que dans cette situation, la France doit conserver encore une fois la ligne de conduite qui est celle que lui a donnée le général de Gaulle. Je l’ai déjà dit et je le répète, c’est l’indépendance. »

21h07 : En demandant à Emmanuel Macron de débattre avec elle avant le premier tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen espère prendre sa revanche sur le débat raté durant l’entre-deux-tours du scrutin présidentiel de 2017. Dans l’entourage de la candidate du RN interrogé par franceinfo lors de l’un de ses derniers meetings à Vienne (Isère), on assure que Marine Le Pen « a beaucoup travaillé et ne refera pas les mêmes erreurs ».

21h02 : « Je pense que le concept qui consiste à traiter quelqu’un de fou, de dérangé, etc. n’est pas le bon. Et je pense qu’Emmanuel Macron est conscient. (…) On a du mal à comprendre ce discours. »

#UKRAINE Marine Le Pen est maintenant interrogée sur le dossier ukrainien.

21h05 : Marine Le Pen souhaite débattre avec Emmanuel macron avant le premier tour de la présidentielle. « Il faut, je crois, qu’il renonce à son refus de débattre avant le premier tour. Il faut au contraire qu’il en fasse plus pour que le débat vive. Parce que si le débat ne vit pas, alors la démocratie ne vit pas. »

20h59 : « Il est le responsable de la crise des retraites. Il est le responsable de l’effondrement de l’hôpital, qui a été l’un des éléments majeurs du Covid. Il est le responsable de l’angoisse, de l’anxiété, de la perte de liberté, qui a été celle des Français qui n’est pas justifiée. »

Marine Le Pen se livre à un réquisitoire contre le bilan d’Emmanuel Macron.

20h57 : « Moi, j’ai bâti mon projet présidentiel sur trois axes extrêmement forts : la protection, la transmission et la projection. (…) Je pense que la France, quand elle ne se projette pas dans le monde, elle est malheureuse. »

20h56 : « Que répondre à cette lettre que j’ai lue rapidement ? Je suis en désaccord avec chaque ligne et, par conséquent, je vais tout faire pour que les cinq prochaines années soient sans lui. Avec moi, peut-être. »

20h59 : « Il pouvait difficilement faire autrement puisque c’était la date limite pour déclarer sa candidature. »

Marine Le Pen réagit à la déclaration de candidature d’Emmanuel Macron. « Le choix qu’il fait en se déclarant dans la presse quotidienne régionale (…) montre qu’il compte rester en retrait de cette campagne. »

20h50 : Côté sondages, Marine Le Pen, qui espère remporter son match retour face à Emmanuel Macron le 24 avril prochain, continue de consolider sa deuxième place. Selon le dernier sondage Ifop-Fiducial du 2 mars, elle se classe deuxième avec 17% des suffrages, derrière le président de la République sortant (25%) et devant Valérie Pécresse, la candidate des Républicains (13,5%).

20h49 : Bonsoir à tous, merci Clément et vive le pôle politique de franceinfo ! L’actualité de la semaine pour Marine Le Pen, ce sont les parrainages. Après avoir mis sa campagne en pause durant plusieurs jours, la candidate du RN, qui craignait de ne pas parvenir à rassembler les 500 parrainages nécessaires, en comptabilise finalement 603 au dernier comptage. Elle pourra donc se présenter devant les Français pour sa troisième élection présidentielle consécutive.

20h48 : J’accueille dans ce live mon collègue Antoine Comte. Il me rejoint pour vous faire vivre l’émission « Elysée 2022 », qui accueille ce soir Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l’Elysée. Antoine n’a pas trop l’habitude du live, soyez gentils et indulgents avec lui !

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