Marine Le Pen défend un projet « crédible » et financièrement « équilibré »

Selon les chiffres avancées par la candidate, le total des recettes atteindrait 68,3 milliards d’euros, comme le total des dépenses.

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Publié le 23/03/2022 22:12

Mis à jour le 24/03/2022 00:13

Temps de lecture : 1 min.

Marine Le Pen était venue parler chiffres. La candidate du Rassemblement national a défendu mercredi 23 mars un programme présidentiel « crédible » et financièrement « équilibré ». Elle a présenté lors d’une conférence de presse une « trajectoire budgétaire » sans hypothèse de croissance, mais basée sur un fonds souverain qui aura « la caractéristique d’être financé sur fonds privés et non par les finances publiques ». Les Français « qui souhaitent devenir actionnaires de la maison France » et souscriront à ce fonds, bénéficieront d’un taux d’intérêt à 2%.

Marine Le Pen compte notamment économiser 16 milliards d’euros avec ses mesures sur l’immigration, 15 sur la fraude, 8 sur le fonctionnement des agences de l’Etat, priées de faire 10% d’économies, 6 milliards générés par ses mesures de pouvoir d’achat, ou encore 5 issus de la contribution de la France à l’Union européenne. Le total des recettes atteindrait 68,3 milliards d’euros, comme le total des dépenses. « Le budget est donc, comme je m’y étais engagée, à l’équilibre », a fait valoir la candidate.

En matière de dépenses, elle entend notamment baisser de 20% à 5,5% la TVA sur les carburants, l’électricité et le gaz (12 milliards), supprimer la CFE et la C3S (dans les zones de relocalisation) pour les TPE-PME (10 milliards), réindexer les retraites sur l’inflation (7) ou encore financer un système progressif de départ à la retraite (6 milliards la première année, jusqu’à 9 en année pleine).

Ses mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat liées à la guerre en Ukraine (annulation des hausses de TICPE, supression de la TVA sur un panier de 10 produits, etc) coûteront 12 milliards d’euros, qui seront compensées par des pénalités sur les rachats d’action (8 milliards) et une taxe sur les bénéfices des énergéticiens (3,5). Sur l’immigration, la Caisse nationale des allocations familiales avait déjà précisé que la totalité des allocations versées aux étrangers correspondait à « 9 milliards d’euros » par an (chiffre 2019), et non 16 milliards comme l’a avancé la candidate. Le RN a déclaré n’avoir pas trouvé de cabinet d’audit indépendant pour valider ces chiffrages.

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