« Les attentats de Charlie Hebdo ont été un élément déclencheur pour moi »

Tous les jours, Manon Mella donne la parole aux jeunes de 18-30 ans. Mercredi 23 mars, rencontre avec Wilson, 24 ans, coordinateur du mouvement des Jeunes avec Marine Le Pen en région Ile-de-France.

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Publié le 23/03/2022 11:21

Mis à jour le 23/03/2022 14:28

Temps de lecture : 1 min.

À 24 ans, Wilson coordonne « Génération Nation » en Ile-de-France. il s’agit du mouvement de jeunesse du Rassemblement National rebaptisé « Les Jeunes avec Marine Le Pen » pour l’élection présidentielle. Wilson a commencé à militer pour le Rassemblement National au lycée alors qu’il avait 17 ans. Il nous explique pourquoi.

Wilson est né en Essonne. Ses parents, tous les deux cadres dans l’aéronautique,  ne sont pas vraiment politisés. « Ils votent occasionnellement. Ils ne m’ont pas du tout baigné dans la politique. Ils sont de droite mais n’ont jamais voté Front national ou Rassemblement national. »

Le jeune militant raconte avoir adhéré aux idées du Rassemblement national quand il était au lycée : « Je sentais que la droite traditionnelle avait trahi les Français et ne répondait pas aux attentes de son électorat. »

« Ce qui m’a intéressé, c’est la fibre sociale qu’apportait Marine Le Pen tout en répondant concrètement au problème de l’immigration, délaissé ou trahi par la droite traditionnelle. »

Avec Jordan Bardella comme modèle, Wilson appartient à cette génération qui a connu le parti d’extrême-droite au moment de sa « dédiabolisation ». Cette évolution du parti l’aurait aidé à assumer ses idées politiques, avoue le jeune militant. « Cette nouvelle image du RN ne m’a pas bloqué pour assumer. Quand j’en parlais avec mes potes, je sentais que ça pouvait étonner, mais au fil des années, le processus de dédiabolisation a fait que ce n’était plus gênant d’en parler. »

C’est « en voyant l’état du pays » que Wilson a décidé de s’engager concrètement au sein du Rassemblement national en 2015. « Je ne pouvais pas me regarder en face et me dire que je n’avais rien fait. C’était impensable. »

Je pense que les attentats de Charlie Hebdo ont été un déclencheur pour moi.

Le jeune militant au Rassemblement national déplore le manque de débat pendant cette campagne présidentielle, selon lui. « La campagne présidentielle, je la trouve inexistante. On est passé du Covid avec les meetings interdits ou avec des jauges à une campagne monopolisée par la guerre en Ukraine. Cela ne va pas aider pour l’abstention à mon avis. », déplore Wilson.

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