Eric Zemmour demande à l’Etat de « sévir » après plusieurs agressions de ses militants

« Les agresseurs ne sont jamais écroués, les agressions, toujours occultées et les victimes, éternellement oubliées. » Eric Zemmour a demandé vendredi à l’Etat de « sévir » après l’agression de plusieurs de ses sympathisants. Dimanche 20 mars, deux hommes âgés de 24 et 26 ans se sont vu ordonner une composition pénale par le parquet d’Evry (Essonne), après avoir aspergé d’essence des partisans du candidat d’extrême droite à la présidentielle l’avant-veille, sans faire de blessé.

Cette composition pénale – une mesure alternative aux poursuites pour éviter un procès – a été choisie « compte tenu de l’absence d’antécédents judiciaires et des regrets exprimés » par les deux mis en cause, a expliqué à l’AFP la procureure d’Evry, Caroline Nisand. La composition, qui sera inscrite à leur casier, leur impose d’indemniser les victimes et de réaliser un stage de citoyenneté.

Les faits remontent à vendredi soir, à Linas (Essonne), où huit personnes, dont trois adolescents de 11 à 16 ans, ont été aspergés par deux automobilistes alors qu’ils cherchaient à étendre une banderole en soutien à Eric Zemmour au-dessus de la Francilienne. En garde à vue, les deux hommes « ont dit détester Zemmour et ses idées. Ils ont dit avoir vu le groupe de personnes, être allés chercher une bouteille d’essence pour les asperger, mais sans vouloir aller plus loin », a indiqué à l’AFP une source policière.

Toujours vendredi soir, mais cette fois à Metz, le chef de file du mouvement de jeunesse Génération Z, Stanislas Rigault, ainsi qu’un porte-parole de Reconquête ! ont été abondamment insultés en marge d’un meeting du candidat, selon une vidéo qu’ils ont diffusée sur les réseaux sociaux.

Cher Stanislas, ces images sont révoltantes. Bravo pour ton courage et merci de ton engagement à mes côtés : quel exemple !#ZemmourMetz pic.twitter.com/ZYn3WYgC3I

— Eric Zemmour (@ZemmourEric) March 19, 2022

Depuis le début de la campagne, une cinquantaine de militants ont été « attaqués avec des couteaux, des poings américains, des chiens d’attaque, des gaz lacrymogènes, des armes à feu, des chaises, des tessons de bouteille et des tirs de mortier », a affirmé Eric Zemmour dans son communiqué.

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