« C’est important que dans toutes les démocraties notre soutien au peuple ukrainien s’exprime », estime Delphine Batho

« Cela fait des années que les écologistes alertent sur notre dépendance aux énergies fossiles », dénonce Delphine Batot, faisant allusion à la dépendance de l’Europe au gaz russe.

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Publié le 04/03/2022 21:02

Temps de lecture : 2 min.

Delphine Batho, la députée EELV et porte-parole de la campagne du candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, rejoint l’appel à manifester du président Volodymyr Zelensky contre la guerre en Ukraine : « C’est très important que dans toutes les démocraties notre soutien au peuple ukrainien et à la résistance ukrainienne s’exprime de la façon la plus forte et la plus déterminée possible », soutient Delphine Batho, invitée vendredi 4 mars de franceinfo, à la veille de la manifestation place de la République à Paris. « Le fait que la Russie bombarde des centrales nucléaires doit entraîner une réaction supplémentaire de la communauté internationale », réclame la députée. 

« C’est la plus grosse centrale d’Europe qui a été touchée, c’est une menace qui va au-delà des frontières de l’Ukraine.

Delphine Batho, porte-parole du candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot

à franceinfo

Tout en ajoutant que ce bombardement ne doit pas faire oublier « le viol de femmes par des soldats de l’armée de Poutine » en Ukraine. »Il est normal que la politique étrangère soit au centre des débats » dans la campagne présidentielle qui s’ouvre, ajoute la députée. « Cela fait des années que les écologistes alertent sur notre dépendance aux énergies fossiles qui a des conséquences extrêmement graves pour le climat, sur le pouvoir d’achat et qui induit une situation de dépendance géopolitique dont il faut se libérer le plus vite possible. »

Interrogée sur l’exclusion de Sandrine Rousseau de la campagne de Yannick Jadot, Delphine Batho répond : « Ce n’est vraiment pas le moment de perturber le message des écologistes ». La porte-parole du candidat écologiste défend l’éviction de l’ancienne candidate à la primaire des écologistes : « il y a une limite qui a été franchie dans les déclarations de Sandrine Rousseau », en référence à ses déclarations citées par Le Parisien : « Zemmour ou Macron imposent un récit. Nous, on vend des chaudières ! ».

« L’éco-féminisme, c’est le Nous avant le Je », tacle la député. « Notre campagne a besoin d’harmonie. Il ne peut pas y avoir le choix d’expressions personnelles, être toujours là, à critiquer, ce qui évidemment pose problème dans le moment actuel. » « Sans doute qu’elle n’a pas su être à la hauteur de sa place de finaliste de la primaire et de la responsabilité que ça implique […] L’écologie est un sport collectif », conclut Delphine Batho.

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