quel Premier ministre pour Macron II ?

Christine Lagarde, la présidente de la Banque Centrale Européenne pour succéder à Jean Castex : c’est le journal Les Echos qui évoquait cette hypothèse la semaine dernière. Le nom de l’ancienne ministre de l’Economie a été glissé par Nicolas Sarkozy au cours d’un déjeuner à l’Elysée.

Depuis, la Macronie tresse des lauriers à Christine Lagarde : compétente, expérimentée, habituée à manager des équipes. Une femme, qui plus est, il en manque autour d’Emmanuel Macron ! Lequel a discrètement promu, mercredi, la patronne de la BCE commandeur de l’Ordre national du mérite.

Le rendez-vous ne figurait pas aux agendas officiels, il n’en fallait pas plus pour donner encore plus de chair à cette hypothèse Christine Lagarde à Matignon, alors même que son mandat à la Banque Centrale court jusqu’en 2027.

Lors de ses dernières prises de parole publiques, Christine Lagarde a été très claire. Elle compte aller au bout de ce mandat, elle dit que la politique française est derrière elle. Mais autour d’Emmanuel Macron, on rétorque que « Matignon ne se refuse pas. » Façon de dire que si l’offre était posée sur la table…

Sauf qu’elle ne le sera sans doute pas. Tout va dépendre de la configuration du second tour, explique un conseiller. Si Emmanuel Macron doit affronter Valérie Pécresse, l’hypothèse Lagarde fonctionne. Mais pas s’il est face à Marine Le Pen, allez, voire Eric Zemmour – deux candidats du camp national.

« Avec cette affiche, impossible de faire comme Jacques Chirac en 2002 » : nommer à Matignon quelqu’un de son camp. « Il faudra montrer qu’on a compris le message », confie le même conseiller.

Donc impossible de promouvoir Christine Lagarde qui est l’incarnation même des institutions supranationales, et d’une forme de technostructure à laquelle Emmanuel Macron reste lui-même souvent renvoyé. 

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