majorité absolue pour le Parti socialiste aux législatives anticipées du 30 janvier dernier

Si le Parti socialiste portugais est arrivé en tête de ces élections législatives anticipées le 30 janvier dernier, suivi par le Parti social-démocrate, soit les conservateurs, c’est le parti nationaliste et populiste Chega, soit « ça suffit » qui est arrivé en troisième position avec 12 députés.

Le Premier ministre, Antonio Costa s’était maintenu au parlement grâce à une alliance avec l’extrême gauche et le Parti Communiste. Mais les nuages pluvieux couraient sur la tête du Premier ministre quand ses alliés parlementaires critiquaient le projet de budget présenté par le gouvernement Costa en 2021.

Pour Marcelo Rebelo de Sousa, le président de la République, et conservateur, l’heure était peut-être venue de donner une impulsion à la droite portugaise face au désaccord parlementaire de la gauche. Il faut dire que ces élections législatives anticipées sont dues au désaccord parlementaire d’octobre dernier, entre l’extrême gauche, les communistes et le parti socialiste.

Le message d’Antonio Costa, durant la campagne, est bien passé. Ce n’était pas « après moi la catastrophe », mais plutôt « pourquoi s’arrêter en si bon chemin ». Il faut dire qu’après les gouvernements de droite qui avait gouverné par la rigueur budgétaire imposée par le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne, l’arrivée à la tête du gouvernement portugais en 2015 d’Antonio Costa, et ne l’ayant jamais quitté depuis, Antonio Costa continuait à gouverner par la rigueur budgétaire, mais avait compris qu’il fallait donner un peu d’air du large, soit de l’oxygène au niveau du salaire minimum, des retraites, des entreprises, ainsi qu’au niveau du pouvoir d’achat.

Mais vint la pandémie, et le Portugal tombait dans l’angoisse et ce fut un amiral qui eût la mission de procéder à un plan quasi militaire de vaccination, qui, il faut le dire fut donné à tambour battant. Ainsi, ce rendez-vous électoral pour les Portugais du 30 janvier dernier, correspondait à une volonté nationale, pas de changement politique en crise pandémique, aller de l’avant, retrouver l’espoir…

Oui, peut-être, demain ne pourrait-il pas être mieux qu’hier ? Peut-être est- ce, ce que se sont dit les électeurs majoritaires du dernier scrutin. Aujourd’hui, Antonio Costa a carte blanche pour la continuation de sa politique, il pourra faire voter son nouveau projet de budget, bénéficiera des fonds du plan de relance européen avec 16,6 milliards d’euros jusqu’en 2026, soit la fin de son mandat actuel.

À souligner que le Portugal a un PIB qui a progressé de 4,9% en 2021, du jamais vu depuis 1990, que sa présidence à la tête du Conseil de l’Union européenne, de janvier à juin 2021, a été saluée par l’ensemble des partenaires européens.

Alors euphorie portugaise à venir peut-être, on le souhaite. Pour l’heure, Antonio Costa a été testé positif au Covid-19 mardi 1er février, et doit respecter un isolement de sept jours. Sept jours d’isolement pour mieux se concentrer et prendre de la hauteur face à ce nouveau mandat qui pourrait être décisif pour le Portugal, une porte de sortie des maux et des crises ?

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