le groupe Scorpions de retour avec un nouvel album et sept dates de concert en France

Rudolf Schenker est le guitariste et le fondateur du groupe allemand de hard rock, Scorpions, né en 1977. Ses titres font partie d’une playlist incontournable pour nous depuis très longtemps grâce à des morceaux fameux comme No One Like You en 1982, mais aussi grâce à deux ballades Still Loving You en 1984 et Wind of Change en 1990. Scorpions a déjà vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde avec 19 albums studio, 6 albums en live, tout ça en 50 ans de carrière.

En 2010, ses membres avaient commencé à nous annoncer qu’ils allaient s’arrêter. Ils sont revenus sur leur décision et ça donne, aujourd’hui même, ce vendredi 25 février 2022, la sortie d’un nouvel album, Rock Believer et une tournée mondiale avec sept passages en France.

franceinfo : Ce nouvel album était une belle façon de dire aux gens qui pensaient que Scorpions était terminé, que ce n’est pas vrai, mais aussi une belle façon de dire que le rock n’est pas mort ?

Rudolf Schenker : Quand on a fait l’annonce de cette tournée mondiale, on s’est rendu compte qu’aujourd’hui, on s’adresse à trois générations. Et pour nous, il est devenu clair avec cet album, Rock Believer, qu’il faut croire au rock. Le 11 février, il y a 50 ans, on a sorti un album. Ça fait 50 ans qu’on enregistre des albums !

Quand je dis qu’on va faire une tournée mondiale, il y a des gens qui rigolent, mais bon, nous ont bâti la bande originale de la révolution la plus paisible du monde. C’est un vent de changements qui souffle, et on en fait partie. On n’est pas simplement spectateurs. En 1989, on a participé à un festival pour la paix avec Bon Jovi, Mötley Crüe ! Un an plus tard, Wind of change est devenu un hymne et par la suite, on a été invités par Gorbatchev. Alors, c’est la paix ! Les Scorpions au Kremlin, c’est incroyable ! On y croit, c’est ça, notre histoire. Vous voyez à quel point on croit en ce que l’on fait ?


La particularité du groupe Scorpions et ce qui a fait votre renommée internationale, c’est aussi d’avoir su mêler des titres très hard et des ballades. C’est d’ailleurs de là que vient le succès de Still loving you ou de Wind of change. Still loving you est d’ailleurs gravée en vous.

« Si vous vous appropriez quelque chose, cette chose va vous habiter et ensuite vous allez vivre pour ça. »

Rudolf Schenker

à franceinfo

En fait, j’ai parlé à Jimmy Page, le guitariste de Led Zeppelin que j’ai rencontré plusieurs fois. Et à Tokyo, j’ai pris le temps de lui dire que Stairway to Heaven de Led Zeppelin, c’est quand même un monument, quelle source d’inspiration ! Et moi, je me suis dit : je veux faire une chanson comparable à Stairway to Heaven. Et ça a marché.

C’est dingue comme ça vous touche. Cet album représente toutes ces histoires, tous vos succès, vos 50 ans de carrière ?

« On a tous une vocation, une vision, un désir, une passion, mais il faut trouver. Il ne faut pas être paresseux, il faut faire l’effort d’aller chercher ça en soi. »

Rudolf Schenker

à franceinfo

Oui, c’est pour ça que j’ai la larme à l’œil. Ça fait 50 ans et on a des souvenirs, généralement je suis tourné vers l’avenir, mais on évoque cette époque, on évoque tout ça et je dois dire que ça fait remonter tant de souvenirs. Je pleure, je n’en peux plus. Mon père m’a dit quelque chose. Ma mère voulait que j’apprenne un métier et me disait : « La musique, ce n’est pas un métier ». Moi, je regardais à droite, à gauche et mon père m’a dit : « Rudolf, ne te mets pas dans une situation trop dure. Fais ce que tu as envie de faire. Amuse-toi et l’argent viendra ». Quel conseil génial parce que lorsqu’on aime quelque chose, qu’on a une passion, on ne va pas se contenter de travailler pour l’argent, non, on va travailler parce qu’on veut faire quelque chose de spécial.

L’album est aussi un beau prétexte pour monter sur scène. Ça fait trois ans que vous n’êtes pas venus en France. Ça représente quoi de monter sur scène, en France, avec un public français qui vous a totalement adoptés ?

La France a toujours été un pays extraordinaire pour nous. C’est pour ça qu’on est très heureux d’avoir tant de dates en France. C’est comme une histoire d’amour entre les Français et nous. Une histoire d’amour entre un public français et un groupe de rock allemand, les Scorpions.

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