des associations montent à nouveau au créneau

Une dizaine d’associations ont interpellé les membres du comité de pilotage du tronçon Nord dans le cadre du projet A31 bis. Elles dénoncent notamment son «impact humain et environnemental» et appellent à renoncer au projet.

Le tracé de l’A31 bis continue de diviser. Dix associations, dont la LPO, Maisons paysannes de France, la fédération Patrimoine-Environnement, Sites & Monuments, ont fait part de leur opposition au projet en adressant une lettre ouverte aux soixante membres du comité de pilotage du tronçon Nord.

Dans cette missive, elles demandent aux pouvoirs publics de renoncer à la création d’un nouveau tronçon autoroutier à l’ouest de Thionville et appellent les membres du comité de pilotage, composé majoritairement d’élus locaux, à renoncer à soutenir ce projet.

Elles pointent, «à l’approche des échéances électorales, un processus de décision trop rapide qui crée un effet d’éviction de l’opinion publique et des associations». Dans le viseur, «l’impact humain et environnemental» des huit variantes présentées par la Dreal.

«Elles traversent toutes Florange à partir de la sortie d’autoroute n°42 Bétange et plus largement la Vallée de la Fensch, déjà pointées du doigt en 2016 comme ayant le record de France de la concentration polluante en benzopyrène dans l’air ! Elles coupent, en surface ou en souterrain, des zones d’habitations. Elles passent à côté du parc et du château de Bétange , inscrits aux Monuments Historiques […].»

«Dissuasif pour les usagers»

Ces associations, qui mettent en doute «la viabilité économique» du projet, s’interrogent également sur les coûts, allant «de 290 millions d’euros pour le fuseau F5 en tranchée couverte à 1,2 milliard d’euros pour le fuseau F4 en tunnel profond. L’Etat a annoncé que ce nouveau tronçon serait soumis à péage. Un projet de 300 à 400 millions d’euros impliquerait un péage par passage de 1,80 € à 2,20 €. Pour les projets enterrés, le coût du péage par passage pourrait atteindre 4 € voire davantage, ce qui serait largement dissuasif pour les usagers».

Alors que «les engagements des pouvoirs publics en faveur de l’environnement se multiplient en matière de transition énergétique, que […] la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité […] sont annoncées comme étant au cœur des projets menés par l’Etat, […], que les élus des vallées de la Fensch et de l’Orne s’engagent de plus en plus sur leurs territoires par des actions en faveur de l’environnement et de la mobilité durable […]», ces associations s’interrogent : «Comment peut-on privilégier encore aujourd’hui des solutions génératrices de pollution visuelle, sonore et atmosphérique ? […]. »

(Le Républicain Lorrain)

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