au Cannet, Valérie Pécresse « a essayé d’adopter un style plus conforme à sa personnalité », souligne Arnaud Benedetti

Libérée de la forme du grand meeting, Valérie Pécresse s’est montrée plus à l’aise, juge le rédacteur en chef de la « Revue politique et parlementaire ». Sur le fond, « elle a quand même continué à tenir un discours d’une très grande fermeté », même si la candidate LR n’a pas évoqué le « grand remplacement ».

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Publié le 19/02/2022 07:43

Mis à jour le 19/02/2022 08:30

Temps de lecture : 1 min.

Lors de son meeting au Cannet (Alpes-Maritimes) vendredi 18 février, Valérie Pécresse « a essayé d’adopter un style qui est plus conforme à sa personnalité », a observé Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire et professeur associé à la Sorbonne, ce samedi sur franceinfo. Ce meeting était le premier de la candidate LR à la présidentielle depuis celui au Zénith de Paris, dimanche 13 février, qui lui a valu de nombreuses critiques, autant sur le fond que sur la forme.

Selon Arnaud Benedetti, Valérie Pécresse « ne s’est pas laissée embarquer dans une prestation de tribun à laquelle elle semble mal préparée ». Cette fois-ci, « elle a parcouru la scène, micro à la main, sans prompteur, sans notes, sur le ton plutôt de la conversation et moins sur le ton de la déclamation ». « De ce point de vue, sur la forme, elle était peut-être, d’une certaine manière, plus à l’aise que lors de la prestation du Zénith », a-t-il ajouté.

« Sur le fond, elle a quand même continué à tenir un discours d’une très grande fermeté, en tout cas pour son aile droite, parce qu’elle était d’abord sur une terre politique [les Alpes-Maritimes] où il y a une forte pression qui s’exerce sur son électorat, à la fois de la part du côté de l’offre politique de Marine Le Pen mais surtout de l’offre politique d’Éric Zemmour », a-t-il souligné. Pour lui, Valérie Pécresse « considère que la différence se fera avec ces deux candidats, si elle parvient finalement à être crédible sur les questions régaliennes qui sont considérées comme centrales pour une partie de cet électorat ».

Contrairement à son meeting parisien du 13 février, Valérie Pécresse n’a pas évoqué le « grand remplacement », qui avait créé une polémique, ni l’expression « Français de papiers » qui elle aussi avait suscité la controverse.

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