à Marseille, la mission des militants communistes pour faire connaître Fabien Roussel

Impossible de les rater, sous les drapeaux rouges installés place Cadenat, dans le quartier de la Belle-de-Mai, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Samedi 5 février, les militants du Parti communiste français se sont installés sur le marché, tracts en mains, pour défendre la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle, à la veille de son premier grand meeting national. « Bonjour monsieur, élection présidentielle, Fabien Roussel pour le parti communiste français », lancent-ils en distribuant les tracts. « Merci beaucoup », leur répond un passant en attrapant le papier. L’accueil est souvent bon enfant. 

Leur principale mission : faire connaître un candidat en manque de notoriété. Quand on demande à un habitant s’il connaît Fabien Roussel, la réponse est claire : « Honnêtement, non. » Et il n’est pas le seul. Il faut s’armer de pédagogie pour expliquer que le PCF présente bien un candidat, après quinze ans d’absence. « Ça prouve bien que le choix des miliitants d’avoir un candidat était un vrai besoin », affirme Aimé Musto, à la tête de la permanence. « C’est sa première candidature « , minimise-t-il, estimant « normal » qu’il souffre d’un déficit de notoriété.

« Il ne peut que grandir. Il vaut mieux être en déficit qu’en perte de notoriété comme d’autres candidats. »

Aimé Musto, à la tête de la permanence PCF de Marseille

à franceinfo

« À vous de comparer les programmes », lance Aimé Musto, à un Marseillais. « Vous êtes presque pareil ! », lui répond l’habitant. « Avec qui, Jean-Luc Mélenchon ? », interroge Aimé Gusto. Justement, les soutiens du candidat La France insoumise ne sont pas loin puisqu’une femme tracte pour celui qui est aussi député des Bouches-du-Rhône. Pour elle, l’entente avec les communistes est de l’histoire ancienne : « Les gauches de droite et les Macron-compatibles, ce n’est pas pour moi », lance-t-elle. « J’aimerais que Fabien Roussel arrête de taper sur le mec qui est très bien placé pour le second tour. »

Zacharie Aspinas, 20 ans, préfère passer son chemin. Il milite pour sa deuxième présidentielle : « Ça fait du bien de revenir dans le débat, de reposer la question des travailleurs. Je m’engage un peu plus sur cette présidentielle. Fabien Roussel représente vraiment des propositions que j’attendais pour la jeunesse. C’est clairement les attentes que j’avais pour un candidat. » Au-delà de ce qui doit être une démonstration de force et de légitimité, le communiste doit aussi, durant son meeting, préciser les grandes lignes de son programme.

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