Un projet éolien à Differdange énervé côté français

Un projet de parc éolien à Differdange, dans un tuyau depuis des années, suscite la crainte et la colère du côté français, notamment dans la commune de Hussigny-Godbrange.

Les habitants de la commune de Hussigny-Godbrange n’imaginent pas leur paysage bouleversé par l’arrivée de géants à hélices de 200 mètres de haut. La commune de Meurthe-et-Moselle voit d’un mauvais œil le projet de parc éolien émis, il y a de nombreuses années, du côté luxembourgeois à Differdange. « On n’a rien contre l’éolien, au contraire. On sait que ça fait partie des énergies renouvelables qu’il faut développer, même si elles sont critiquées. Les gens veulent sortir du nucléaire. Mais sur ce dossier, on n’est pas d’accord. Il y aura trop de nuisances pour nous », réagissent Laurent Righi et Marc Manocchi, respectivement maire et adjoint à l’environnement de Hussigny-Godbrange dans les colonnes du Républicain Lorrain. « On attend les retours de la préfecture. Si rien ne bouge, on se tient prêts à organiser une éventuelle manifestation, parce que beaucoup d’habitants de la commune sont avec nous.  »

Le 8 septembre dernier, le conseil municipal de commune française votait une motion s’opposant au projet et demandait, dans la foulée une entrevue à la municipalité luxembourgeoise. « On a été reçus par une adjointe qui nous a expliqué que le dossier était blindé, et qu’ils allaient continuer. On n’est associés à rien. On n’a pas notre mot à dire. » Bien décidé à ne pas se laisser faire, le maire ses colistiers ont décidé, début octobre, de « taper plus haut » en interpellant la préfecture de Meurthe-et-Moselle et la ministre de l’Environnement du Grand-Duché Carole Dieschbourg.

« Ça nous énerve »

Concernant ce projet, on peut lire dans l’article du journal lorrain qu’en 2015, des conseillers municipaux de Hussigny-Godbrange apprenaient, par hasard, le souhait luxembourgeois d’installer trois éoliennes au bord de la frontière. Des mâts avaient été installés à un kilomètre des maisons françaises pour mesurer le vent et son potentiel. Ces anémomètres sont restés en place deux ans avant d’être retirés.  Les éoliennes n’étaient alors pas sorties de terre. Il y a quelques mois, le sujet revenait aux oreilles des conseillers municipaux et concernait, cette fois, seulement deux éoliennes. « On redécouvre donc une nouvelle fois par la bande qu’un gros projet risque d’impacter notre commune. Et ça, ça nous énerve. »

LQ

 

 

 

Articles connexes

Stay Connected

0FansJ'aime
3,497SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

ne manquez pas