« Très peu de chanteurs ou de groupes peuvent être étudiés comme ça »

L’université de Liverpool, au Royaume-Uni, a crée cette année un master sur l’impact des Beatles dans l’industrie musicale et ses conséquences dans la région. 

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Publié le 27/11/2021 06:48

Temps de lecture : 1 min.

On ne chante pas à tue-tête, on ne passe pas de disques des Beatles. C’est un cours universitaire classique, le professeur face aux élèves. Ce jour-là il raconte le bouleversement de l’industrie musicale dans les années 60. L’université de Liverpool, la ville du groupe de Lennon et Mc Cartney, a mis en place depuis cette année un Master sur l’impact des Beatles dans l’industrie musicale et ses conséquences dans la région.

Des cours tout à fait sérieux que Dom suit avec attention. Il veut enseigner l’histoire de la musique. À 27 ans, il a déjà 12 ans de passion pour les Beatles derrière lui. Une passion qui dicte son existence. « J’ai déménagé ici pour voir à quoi ressemblait Liverpool, à travers les yeux des Beatles. Et puis j’ai rencontré ma femme, on a eu des enfants, tout s’est enchainé. Sans les Beatles originaires de Liverpool, je ne serais pas à Liverpool en train d’étudier les Beatles. C’est un cercle », raconte-t-il.

Le docteur Michael Jones diffuse quelques extraits de temps à autre pour appuyer son propos. Avec son groupe Latin quarter, il a connu quelques petits succès dans les années 80 mais c’est bien comme spécialiste de l’économie de la musique et des Beatles qu’il intervient. « Je n’imagine pas un Master sur Nirvana ou sur les Rolling Stones. Je ne minimise pas leur poids mais il y a un effet culturel durable avec les Beatles, juge-t-il. Très peu de chanteurs ou de groupes peuvent être étudiés comme ça, à part les Beatles. »

« Ce n’est pas seulement un groupe, c’est un phénomène dans le temps. »

Docteur Michael Jones, spécialiste de l’économie de la musique et des Beatles

à franceinfo

Susan vit un rêve éveillé. Cette Américaine a décidé de s’installer à Liverpool et de s’inscrire à ce cours pour parfaire sa connaissance des Beatles. Et pas question ensuite de rentrer chez elle : « Absolument, je veux rester à Liverpool. Je peux avoir un visa de deux ans pour travailler ici à la fin de ce cours et je vais le faire. Quel endroit merveilleux ! Si je suis serveuse dans une gargote à Strawberry field, ça me va. Je veux juste être là où sont les Beatles. » Avec ce diplôme, l’université promet des débouchés dans la musique, la culture et le tourisme.

À Liverpool, un diplôme en connaissance des Beatles a été ouvert – Reportage de Richard Place

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