Le Luxembourg et la France se dotent d’un plan pour rendre la frontière «quasi étanche»

À Strasbourg mardi, la France et le Luxembourg ont signé un « plan alerte frontière » afin de mieux coordonner les forces de sécurité des deux pays en cas d’évènements de « haute intensité », comme une attaque terroriste, et rendre la frontière « quasi étanche ».

Le Luxembourg et la France ont signé mardi à Strasbourg un « plan alerte frontière » afin de mieux coordonner les forces de sécurité des deux pays en cas d’évènements de « haute intensité », comme une attaque terroriste, et rendre la frontière « quasi étanche ».

Le texte, composé de deux protocoles, entrera en vigueur le 1er janvier prochain et permettra « plus de réactivité et d’efficacité », a indiqué lors d’une conférence de presse Josiane Chevalier, préfète du Grand Est, région française frontalière du Luxembourg, de la Belgique, de la Suisse et de l’Allemagne.

Il fait suite à un premier plan similaire signé avec les provinces belges de Namur et de Luxembourg et actif depuis le 1er novembre.

Ces textes visent, en cas d’évènement sécuritaire majeur, à mieux coordonner les services de polices, de gendarmerie et de douanes des deux côtés des frontières situées le long de la Région Grand Est et devraient donc être complétés par d’autres plans signés avec l’Allemagne et la Suisse.

Éviter la fuite vers d’autres pays

Ce « plan alerte frontière » résulte d’un « constant simple », a commenté Josiane Chevalier : « Dans nos territoires, un criminel peut rapidement franchir les frontières pour se mettre à l’abri et les moyens nationaux seuls ne permettent pas de contrôler l’ensemble des axes et des flux de circulation entre nos pays ».

Il est le fruit d’une réflexion menée depuis les attentats qui ont frappé la France, la Belgique et l’Allemagne ces dernières années, a expliqué Josiane Chevalier.

Il pourra être déclenché lors d’évènements « de haute intensité (…) en zone frontalière », par exemple une attaque terroriste, une menace nucléaire, radiologique, biologique ou chimique, a-t-elle détaillé.

Il permettra de mobiliser dans des délais « les plus courts possibles un dispositif opérationnel efficace et quasi étanche aux frontières », « sans attendre de connaître les circonstances » des faits ou « la qualification précise des actes », a-t-elle ajouté.

Il fixe notamment « les objectifs stratégiques, les autorités compétentes pour déclencher l’alerte ainsi que les moyens de communication », de même que le « protocole opérationnel » (« objectifs opérationnels », « schémas d’alerte », « processus d’échange d’informations »…), selon la préfecture.

« La police grand-ducale comprend parfaitement la nécessité d’un tel renforcement de la coopération policière » et coopèrera donc « efficacement avec les forces françaises en cas de déclenchement » du plan, a déclaré de son côté Pascal Peters, directeur central de la police administrative luxembourgeoise.

Le Républicain lorrain (avec AFP)

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