la droite et l’extrême droite fustigent la déclaration du ministre des Outre-mer

Ce qu’il faut savoir

« Pour essayer d’acheter les indépendantistes radicaux, le gouvernement se dit prêt à lâcher la Guadeloupe. Ce n’est pas ce que les Guadeloupéens attendent ! Ils attendent de l’Etat d’être protégés et respectés et qu’on leur offre des perspectives d’avenir », a dénoncé, sur Twitter, Marine Le Pen. La candidate du Rassemblement national pour la présidentielle a réagi, samedi 27 novembre, à la déclaration du gouvernement se disant « prêt » à parler de l’autonomie de la Guadeloupe. Le département est en proie à des violences sur fond de contestation au pass sanitaire et à l’obligation vaccinale des soignants. Suivez notre direct.

La droite embraye le pas. Marine Le Pen n’est pas la seule à fustiger le gouvernement. Le candidat à l’investiture LR Eric Ciotti a, lui, assuré sur Twitter qu' »après Notre-Dame-des-Landes, le macronisme cèdait encore face à la rue et aux émeutiers aux Antilles ». Même condamnation chez Nadine Morano qui a pour sa part évoqué « un gouvernement en panique » et « une attitude scandaleuse » d’Emmanuel Macron sur le sujet, « aux abonnés absents ». 

Passe d’armes entre Sébastien Lecornu et Xavier Bertrand. « Les Guadeloupéens et les Martiniquais ne veulent pas moins d’Etat, au contraire : ils entendent que l’Etat se tienne à leurs côtés et assume ses reponsabilités », a également critiqué Xavier Bertrand, lui aussi candidat à l’investiture LR. Sébastien Lecornu lui a répondu sur Twitter, fustigeant des « mensonges » et des « approximations ». « Après les avoir consultés, je constate que des élus antillais souhaitent que certaines questions, notamment sanitaires, soient à l’avenir traitées localement (…) Nous ne refusons pas ce débat », a-t-il écrit. 

Ce qu’a dit le gouvernement. Dans la nuit de vendredi à samedi, le gouvernement s’est dit « prêt » à parler de l’autonomie de la Guadeloupe, département touché par une violente crise, selon le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu. Ce dernier a également promis la création de « 1 000 emplois aidés pour les jeunes ».

L’obligation vaccinale repoussée au 31 décembre. Pour tenter de mettre fin aux violences, le gouvernement avait auparavant annoncé qu’il repoussait au 31 décembre la mise en œuvre de l’obligation vaccinale des soignants et pompiers en Guadeloupe comme en Martinique, où la contestation a fait tache d’huile.

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