« Il y a encore trop souvent un sentiment d’indifférence de la part des partis », regrette la sénatrice PS Laurence Rossignol

La vice-présidente du Sénat est une des signataires d’une tribune pour un #MeTooPolitique. Elle dénonce des comportements allant du « harcèlement moral jusqu’à l’agression et au viol ».

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Publié le 15/11/2021 18:23

Temps de lecture : 1 min.

« Il y a encore trop souvent une espèce de sentiment d’indifférence de la part des partis politiques », a déclaré sur franceinfo lundi 15 novembre Laurence Rossignol, sénatrice de l’Oise (PS) et vice-présidente du Sénat, signataire avec 285 autres femmes engagées en politique d’une tribune pour un #MeTooPolitique. « Il faut que les partis comprennent que tolérer des hommes mis en cause dans des affaires de violences sexuelles, ce n’est pas simplement une affaire privée, ça rejaillit sur l’image de tout le parti et c’est de la complaisance », a-t-elle ajouté.

Les mondes de pouvoir dominés par les hommes sont propices aux violences sexuelles, à l’indulgence envers les auteurs et au mépris des victimes. Pour que ça cesse, j’ai signé cet appel #MeTooPolitique https://t.co/mh8L12oQyC

— Laurence Rossignol (@laurossignol) November 15, 2021

Pour Laurence Rossignol, c’est aux partis politiques de « faire le ménage » et notamment dans le mode des désignations de leurs candidats. « Ce que nous demandons, c’est que les affaires de violence, de harcèlement soient prises en compte pour disqualifier des candidats », explique-t-elle. Elle en appelle aussi à la responsabilité des maires qui parrainent les candidats à la présidentielle.

La vice-présidente du Sénat dénonce un milieu politique « à forte dominante masculine », avec des comportements allant du « harcèlement moral jusqu’à l’agression et au viol » autour desquels il y a des « réflexes de solidarité masculine et partisane. » Ces affaires de violences morales et sexuelles ne sont pas traitées comme les autres, selon Laurence Rossignol, « imaginez des candidats mis en cause dans des affaires de corruption, ça déshonore tout le parti ! »

Elle plaide pour la mise en place d’instance au sein même des partis politiques pour traiter ces questions, comme a pu le faire le Parti socialiste. « Certains candidats n’ont pas eu l’investiture du PS pour ces raisons, il y a eu des commissions, on a écouté les différentes parties, les témoins, et on a pris des décisions, tous les partis peuvent le faire. »

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