« Eric Zemmour n’est ni un adversaire, ni un partenaire, c’est un concurrent », assure Marine Le Pen

Ce qu’il faut savoir

Marine Le Pen, 53 ans, est l’invitée des « Matins présidentiels » de franceinfo, lundi 15 novembre, de 7 heures à 9 heures. Un nouveau rendez-vous dans lequel les candidats à l’Elysée détailleront tour à tour leur programme face à Marc Fauvelle, Salhia Brakhlia et aux experts de la rédaction. Deux heures en face-à-face et avec les questions des auditeurs pour prendre le temps de comprendre, détailler et questionner son projet présidentiel.

 Un rival nommé Zemmour. Pour Marine Le Pen, l’enjeu n’est plus de viser une victoire au second tour mais bien de se qualifier au second tour, à en croire certains des derniers sondages d’intentions de vote au premier tour. Un rival est apparu en la personne d’Eric Zemmour, qui ne s’est toujours pas déclaré candidat mais qui est de plus en plus en campagne, et qui selon les enquêtes talonne voire dépasse la candidate du Rassemblement national dans les intentions du premier tour, derrière Emmanuel Macron. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien-Aujourd’hui en France en octobre, Eric Zemmour est la plus grande menace pour Marine Le Pen : il est crédité de 15% des intentions de vote contre 16 à 17% pour Marine Le Pen qui arrive deuxième des intentions de vote après Emmanuel Macron. Si Eric Zemmour n’est pas candidat, elle récolte 25% des intentions de vote.

 Virages à 180 degrés. Engagée dans une campagne de dédiabolisation de son parti depuis deux décennies, Marine Le Pen a poli le discours du RN et a pris des virages à 180 degrés sur certains sujets, notamment entre sa campagne de 2017 et aujourd’hui : terminées la tentation du Frexit, de sorties de l’euro et de l’espace Schengen, elle parle plutôt d’une « Europe qui préfère les Européens ».

Marine Le Pen se place désormais sur les traces du général de Gaulle, jusqu’à se rendre à Bayeux (Calvados) pour saluer sa mémoire, le 9 novembre 2021, alors qu’une bonne part de la classe politique se pressait à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne). Pour Marine Le Pen, c’est une rupture affichée avec l’histoire du Front national, né dans un antigaullisme virulent et devenu Rassemblement national en 2018.

 Immigration et pouvoir d’achat. Marine Le Pen a prévu de faire 22 propositions pour la présidentielle, lors de déplacements thématiques. Ces propositions seront ensuite rassemblées dans un livret en décembre. Pour l’instant, sa campagne suit deux grands axes principaux : l’immigration et le pouvoir d’achat. Avec deux affiches et deux nouveaux slogans : « Rendre aux Français leur pays » et « Rendre aux Français leur argent ». Parmi ses priorités, un référendum pour inscrire dans la Constitution la « maîtrise » de l’immigration, la supériorité du droit français sur le droit international pour refondre « l’ensemble du droit applicable aux étrangers », « l’éloignement des étrangers condamnés pour crimes ou délits graves ou ceux qui portent atteinte à l’ordre public » et « l’interdiction de tout communautarisme ».

Sur le pouvoir d’achat, Marine Le Pen veut « rendre 200 euros par mois » aux Français. Et elle multiplie les propositions : baisse de la TVA à 5,5% sur les carburants et l’énergie, suppression de la redevance en privatisant l’audiovisuel public, baisse du prix des péages en nationalisant les autoroutes, donner une pleine part fiscale aux familles qui ont un deuxième enfant, et remettre la demi-part fiscale pour les veufs et les veuves. Elle promet de ne pas augmenter les impôts et veut aussi inciter les entreprises à « augmenter les salaires jusqu’à deux fois le smic ».

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