[Album de la semaine] Parquet Courts, l’instinct dansant

Depuis dix ans, suivre l’avancée folle de Parquet Courts est réjouissant, aussi imprévisible soit-elle. C’est d’ailleurs là que réside tout le charme du groupe new-yorkais, résolu à aller de l’avant, quoi qu’il en coûte. Emprunter son élan se résumerait alors à la chorégraphie suivante : un pas en avant, puis deux, puis trois. Et ainsi de suite… Une audace instinctive qui s’observe d’album en album, chacun refusant de ressembler aux autres. Pourtant, prise dans son ensemble, sa pléthorique discographie, d’une qualité incontestable, reste cohérente. Plutôt classe.

On a donc trop vite rangé Parquet Courts au rayon «post-punk», qu’il maîtrise toutefois à la perfection à travers une recette qui, aujourd’hui, fait des émules : des guitares nerveuses qui jouent au ping-pong et, au milieu, une basse-batterie qui compte les points. Le tout dans une nonchalance très «arty» et une urgence de tous les instants, dans le jeu comme dans l’enregistrement (Light Up Gold, Sunbathing Animal, Human Performance). Mais après avoir fait bouger les têtes, Andrew Savage et ses trois potes se sont intéressés aux jambes, qu’ils cherchent désormais à dénouer depuis leur dernière surprise, Wide Awake ! (2018).

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