34 jours de télétravail pour les frontaliers français

C’est l’annonce surprise de la commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise de ce mardi 19 octobre au soir : un accord de principe a été trouvé entre les deux pays pour assurer 34 jours de télétravail aux frontaliers français travaillant au Luxembourg.

Il ne devait pas y avoir « de surprises » ce mardi soir à l’issue de la sixième commission franco-luxembourgeoise, et pourtant. Les deux gouvernements ont annoncé avoir trouvé un accord pour étendre la durée du télétravail des travailleurs frontaliers. « Le seuil passera dès 2022, de 29 jours à 34 jours », a ainsi annoncé Corinne Cahen, ministre à la Grande Région.

Pas de jaloux donc, puisque les frontaliers belges bénéficieront, eux aussi, de cet avantage à compter de 2022. Les modalités possibles seront « définis dans les six mois ».

« Le télétravail est devenu une réalité à laquelle nous devons nous adapter. Nous voulions quelque chose de tangible pour les frontaliers », ont souligné les différents ministres français et luxembourgeois présents à Esch/Belval.

Concrètement, dès 2022, un travailleur frontalier pourra exercer son activité pendant une période de 34 jours en dehors de l’État d’activité habituel, tout en restant imposable dans cet État.

« Améliorer le transport jusqu’à Metz »

Suite à son premier engagement financier de 120 millions d’euros en 2018, le Luxembourg s’est également engagé ce mardi à contribuer pour un montant supplémentaire de 110 millions d’euros afin de cofinancer des infrastructures transfrontalières.

Si l’utilisation de cette enveloppe a créé « quelques débats », comme l’a souligné Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des affaires européennes, les deux pays ont fini par trouver un terrain d’entente.

Ainsi, le Luxembourg cofinancera bien la construction du centre de maintenance de Montigny-lès-Metz et le raccordement au réseau ; l’automatisation ou semi-automatisation de la conduite des trains du système de communication associé et la poursuite des travaux notamment d’allongements des voies et quais dans les gares desservies sur la ligne Metz-Luxembourg.

Un « grand pas en avant »

D’autres projets sont à l’étude, comme le P&R de Longwy ou celui de la gare de Thionville, mais aussi la gratuité des transports en bus jusqu’à 5km au-delà de la frontière luxembourgeoise. Le projet de bus à haut niveau de service reliant Esch-sur-Alzette et Audin-le-Tiche est également toujours en cours, ainsi que la mise en place de pistes cyclables transfrontalières.

François Bausch, ministre de la Mobilité, n’a pas manqué de souligner « un grand pas en avant » afin d’ »améliorer le transport jusqu’à Metz », pour les plus de 112.000 frontaliers présents au Luxembourg.

Sophie Wiessler

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