prudence et attentisme autour d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron et Anne Hidalgo lors de la finale de la Coupe de France de football au Stade de France de Saint-Denis (Seine Saint-Denis) le 24 juillet 2020 (FRANCK FIFE / AFP)

La concurrence viendra-t-elle en 2022 de la gauche ou de la droite ? Avant l’été, la réponse était claire : il fallait asphyxier la droite. Désormais, autour du chef de l’État, on est plus mesuré. Car on a regardé de près les rentrées politiques.

« Tout était un peu lunaire », note un conseiller, intrigué à gauche par la mise en orbite de la candidature Hidalgo, et à droite par la présence de mêmes élus aux côtés de Valérie Pécresse le samedi… puis d’Edouard Philippe le lendemain. « On est dans un état politique un peu gazeux », décrit le même. Ce qui veut dire « qu’il faut être attentif à tout. D’expérience, ça ne se passe jamais comme ça doit se passer. » Valérie Pécresse est scrutée de près. Les régionales de juin dernier ont confirmé qu’elle avait la même sociologie électorale qu’Emmanuel Macron.

Un historique de la Macronie reconnaît qu’il suit aussi « attentivement » toutes les expressions de Jean-Luc Mélenchon, de Xavier Bertrand et d’Anne Hidalgo. « Hidalgo, c’est la plus redoutable pour nous », glisse aussi un stratège. « C’est une candidature évidemment crédible, et évidemment dangereuse, confirme un parlementaire de poids. Parce qu’elle arrive à imposer sa candidature beaucoup plus facilement qu’on ne l’avait envisagé, confie un élu. Ce n’est pas ‘nouveau monde’, ce n’est pas ‘tableau Excel’, mais c’est intelligemment construit ».

« Hidalgo est rusée comme pas possible » : description faite par une ministre, qui la juge capable de nouer « des alliances avec les écologistes et les communistes, et de rallier à elle un certain nombre de parlementaires d’En Marche. »

Pour l’heure, autour d’Emmanuel Macron, on se rassure en regardant les sondages. « Son socle de 2017 est ultra stable », nous dit-on. Mais, tout de même, histoire de ne rien négliger, l’automne va s’accompagner d’annonces sur le volet social, notamment autour du revenu d’engagement pour les jeunes. Signe que l’exécutif veut se laisser de la souplesse, autour de ces annonces, les équipes du ministère du Budget qui finalisent en ce moment le projet de loi de finances 2022 s’attendent déjà à ce que ce budget doive être corrigé « pour intégrer d’éventuels nouveaux dispositifs. »

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