[Poésie] Un Printemps nommé désir

Le Printemps des Poètes-Luxembourg revient avec une 14e édition. Après le courage, l’ardeur et la beauté, il célébrera le désir à travers les mots de neuf auteur(e)s.

Toujours debout, malgré la crise sanitaire et les inondations! Décidément, la poésie est coriace. C’est ce qu’on se dit du côté de Neimënster qui, contre vents et marées, s’accroche pour que son rendez-vous se tienne, d’année en année. Oui, des mots, on en a tant besoin, ne serait-ce que «pour créer du lien, passer des messages», clame Bruno Théret, président partisan du Printemps des Poètes-Luxembourg. 

Alors, même si depuis deux ans, la démonstration se passe en septembre, qu’il faut accepter les contraintes imposées par la pandémie (pré-inscription en ligne, Covid Check) et que le CCRN se sauve doucement des eaux dans lesquelles il baignait depuis plusieurs jours, le PPL ne déroge pas à la tradition, vieille d’une longue décennie : inviter des poètes venus de toute l’Europe, pour que le mot, «multiculturel» et «plurilingue», se partage sans frontière, et dans un plaisir sans retenue.

«Pour que le monde reprenne conscience»

«La poésie n’est certainement pas la voie unique, mais c’est la seule issue à mon sens», dirait ainsi Habib Tengour, écrivain algérien qui sera en résidence en avril 2022 au Luxembourg. Une expression que partagent sûrement les neuf poètes invités pour cette 14e édition, qui s’organisera autour du thème du «désir». D’ailleurs, d’amour, de sens… de vie, aussi, qui amène à questionner le monde de manière encore plus impérieuse en ces temps troubles. Une lumière pour foudroyer le noir. 

Ça tombe bien : le poème est là pour offrir «une minute de silence pour que le monde reprenne conscience», dit Jean-Pierre Siméon, ancien président du Printemps français. D’autres, dans son sillage, chercheront à éveiller les esprits, à créer le débat, à simplement donner du bonheur… Notamment Serge Basso de March, libéré de la Kulturfabrik, et seul poète national présent dans la sélection 2021. On y trouvera notamment les talentueuses Rim Battal (France) et Lisette Lombé (Belgique), pour ne citer qu’elles.

Dans une habitude chevillée au corps, le PPL reste gratuit et se divise sur trois endroits : les traditionnelles abbaye de Neimënster et la galerie Simoncini (qui poursuit sur sa lancée numérique), et un nouveau venu, à savoir le centre culturel d’Hesperange (CELO). Avant la promesse, pour 2022, d’investir le sud du pays, ailleurs qu’à l’université de Belval, partenaire empêché. Pour de nouvelles histoires à fleur de mots.

http://printemps-poetes.lu

Les poètes invités

Annelisa Alleva (Italie)
Serge Basso de March (Luxembourg)
Rim Battal (France)
Ákos Györffy (Hongrie)
Doina Ioanid (Roumanie)
Rui Lage (Portugal)
Lisette Lombé Belgique)
Judith Nika Pfeifer (Autriche)
Lluís Roda (Espagne) 

Le programme

Vendredi 24 septembre 

CELO (Hesperange) 

Soirée d’ouverture / 19 h – 21 h

Samedi 25 septembre 

Neimënster (Luxembourg)

Grande nuit de la poésie / dès 19 h

Dimanche 26 septembre 

Galerie Simoncini (Luxembourg)

Matinée poétique / dès 11 h

Restransmission en «livestream» sur le Facebook du PPL

Grégory Cimatti

Articles connexes

Stay Connected

0FansJ'aime
3,505SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

ne manquez pas