les militants du MoDem pas tous enthousiastes à l’idée de faire « maison commune » avec La République en marche

Alors qu’Europe Ecologie les Verts organise sa primaire et la droite son congrès, la majorité présidentielle cherche elle aussi à se mettre en ordre de bataille. Plusieurs invités de La République en marche sont ainsi présents à l’université de rentrée du MoDem à Guidel (Morbihan), dimanche 26 septembre. Parmi eux : le numéro 1 du parti présidentiel Stanislas Guérini et le Premier ministre Jean Castex qui sont tous deux montés à la tribune. Un nouveau signe de rapprochement entre les deux partis, que leurs responsables aimeraient voir unis dans une « maison commune » en vue de la prochaine élection présidentielle.

François Bayrou a affiché son objectif dès le début du week-end : « La proposition à l’ordre du jour, c’est d’unifier ces deux mouvements, sans qu’ils abandonnent ce qu’ils sont, dans un ensemble unique, identifié par les Français comme unique. » Le MoDem et LREM unis sous une même bannière avec des candidats « uniques » aux prochaines élections, cela parait assez naturel pour la plupart des militants du mouvement centriste. 

« Moi, je suis plutôt enthousiaste à l’idée de rapprocher les liens, je trouve que c’est un peu dommage d’agir chacun dans notre coin », affirme l’un d’eux tandis qu’un autre ajoute : « On se complète sur plein de points, entre nous il y a avant tout des différences de méthode ou d’historicité dans l’engagement », et qu’un troisième tempère : « Sur le fond, je suis d’accord, il n’y a pas beaucoup de différences au niveau des concepts politiques. Sur la forme, maintenant, j’attends de voir. »

Et ce militant breton n’est pas le seul dans ce cas. Ici, beaucoup craignent que le MoDem ne disparaisse dans une nouvelle entité. « Est-ce que nous serions contents si c’était le cas ? Non ! » affirme une militante qui fait la moue. « Est-ce qu’il est logique que cette décision soit prise par le conseil national sans concerter les adhérents ? » poursuit une autre. « L’idée est justement de garder ce que l’on est. Le MoDem est l’héritier de tout un passé. » Un autre adhérent complète : « Nous avons connu l’UDF, quand même, qui était aussi une sorte de maison commune ! »

Difficile à ce stade de savoir à quoi ressemblerait cette « maison commune ». A Guidel, personne ne parle de parti, mais François Bayrou défend à la tribune « l’obligation de simplifier » aux yeux des Français. « Il faut qu’il y ait un nom qui nous réunisse tous. » 

Et pour trouver un nom à cette union, les pronostics vont bon train. « Parti démocrate… Pourquoi ne pas garder le mot démocrate ? », suggère un militant. « Nous sommes déjà dans un parti démocrate européen, le PDE », renchérit un autre. « Alors pourquoi pas le PDF, parti démocrate français ? », enchaîne une autre. « Pourquoi pas, moi j’aime bien ! »  Tout le monde ne partage pas cet enthousiasme : « PDF, ça fait un peu Excel, ça fait un peu informatique… » Un nom et un concept sur lesquels les militants de La République en marche auront sans doute leur mot à dire. Ils se réunissent le week-end des 2 et 3 octobre à Avignon.

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