nos journalistes répondent à vos questions

Retrouvez ici l’intégralité de notre live #PROJET_PEGASUS

15h39 : Concernant l’intérêt du Maroc, les numéros apparaissant dans la base de données reflètent bien les obsessions du renseignement marocain. On trouve énormément de numéros de militaires algériens, de diplomates en poste à Alger – on sait que l’Algérie est le frère ennemi du Maroc et que les deux pays s’espionnent mutuellement depuis longtemps. Emmanuel Macron a été ciblé au moment où l’Algérie traversait une crise politique grave, et où le président français avait rappelé son ambassadeur pour discuter de la situation.

L’autre obsession marocaine est le Sahara Occidental, véritable tabou au Maroc, et elle se reflète également dans cette liste et dans les analyses techniques réalisées sur certains portables de Français liées à la question sahraouie.

15h35 : Deux éléments permettent de cibler le Maroc. D’un côté, la liste sur laquelle nous avons travaillé nous a permis d’identifier le client qui ciblait le millier de numéros français qui s’y trouvaient. De plus, des expertises ont trouvé des traces portant des signatures similaires sur des cibles françaises et marocaines, ce qui corrobore qu’elles sont ciblées par un même client. Par ailleurs, NSO ne vend son logiciel qu’à des Etats ou des agences gouvernementales.

15h34 : Bonjour, quelles sont les preuves qui rattachent les événements aux Etats incriminés ? Comment sait-on que c’est bien le Maroc par exemple qui visait nos concitoyens ? Merci beaucoup pour votre travail.

15h32 : Comment peut-on être sûrs de l’implication du Maroc ? Quel est l’intérêt pour ce pays ?

15h27 : Selon nos informations, la France n’utilise pas le logiciel Pegasus, même si la société israélienne NSO aurait tenté de le lui vendre. En revanche, certains pays européens, avec lesquels nous collaborons dans des enquêtes antiterroristes, utilisent ce logiciel. Ce qui correspond à l’usage qui devrait être fait du logiciel, selon NSO, même si notre enquête démontre qu’il est détourné.

15h25 : La France a-t-elle utilisé le logiciel Pegasus ?

15h28 : Notre enquête concerne une dizaine de pays clients de NSO. Parmi eux, le Mexique, l’Inde, le Maroc, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Rwanda… et un pays de l’Union européenne, la Hongrie. Les cibles identifiées se trouvent dans une cinquantaine de pays.

15h22 : Quels pays sont concernés dans l’affaire ?

15h21 : Pour cela, il faut réaliser une expertise du téléphone. En France, la majorité des expertises réalisées ont mis au jour une infection ou une tentative d’infection. Les numéros sur la liste sont des cibles potentielles, mais cela ne signifie pas qu’ils ont forcément été attaqués, ni que l’attaque a réussi. Par exemple, sur le téléphone du député François de Rugy, on a trouvé trois traces de tentatives d’intrusion avortées.

15h20 : Le fait d’avoir une liste de 50 000 numéros de téléphone n’implique pas que tous les téléphones en question ont été piratés. Comment peut-on dire que telle ou telle personne a été espionnée ?

15h18 : Le Security Lab d’Amnesty International est en train de mettre en place une plateforme qui permettra d’accompagner les personnes qui ont des doutes sérieux sur le fait d’avoir été infectées par Pegasus, et communiquera prochainement à ce sujet. Cependant, à l’heure actuelle, il est beaucoup plus facile de détecter des traces d’attaque sur les iPhone que sur les téléphones Android.

15h16 : Bonjour. Comment peut-on savoir si on est ciblé par le Projet Pegasus ? Merci d’avance pour votre réponse.

15h16 : Comment puis-je savoir si je suis concerné par l’espionnage ?

15h16 : Bonjour, j’ai de bonnes raisons de croire que j’ai été infecté. Comment puis je savoir si tel est le cas ?

15h15 : Question simple : suis-je concerné ?

15h13 : Beaucoup de services de renseignement ne disposent pas d’outils aussi puissants et intrusifs que Pegasus, et rêveraient d’ailleurs de disposer de telles technologies. Ce qui fait la grande différence avec l’espionnage traditionnel, c’est qu’il s’agit ici d’une intrusion dans la vie privée de membre de la société civile (avocats, journalistes, militants…), et pas seulement la recherche de secrets d’Etat. Edward Snowden reconnaît d’ailleurs que cette affaire est plus grave que celle qu’il avait révélée.

15h12 : Bonjour, les Etats disposent de services d’espionnage et s’écoutent déjà les uns les autres. En quoi Pegasus est-il une information de premier ordre ?

15h11 : On ne peut évidemment pas communiquer sur l’origine de cette liste, puisque la protection des sources est essentielle. La fiabilité des informations qu’elle contient a été démontrée par des analyses techniques réalisées sur certains des téléphones qui y apparaissaient. On y a souvent trouvé des traces qui attestent des attaques, et qui valident la fiabilité de cette liste.

La liste correspond aux numéros ciblés par une dizaine de clients de la société israélienne NSO, qui fabrique Pegasus. NSO revendique une soixantaine de clients : on peut donc penser qu’il y a d’autres cibles qui ne figurent pas dans cette liste.

15h09 : Bonjour, j’aurais aimé savoir comment les journalistes ont pu être en possession de cette fameuse liste (une taupe à NSO ?) et par là quelle fiabilité lui donner ? Savoir aussi si cette liste est complète ou partielle ? Merci.

15h04 : Le projet est né en début d’année, quand Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à une liste de 50 000 numéros ciblés, et ont constitué un consortium de journalistes appartenant à 17 médias du monde entier (le Washington Post, le Guardian, Le Monde…). Nous avons rejoint ce consortium et nous travaillons ensemble depuis plusieurs mois, de manière très secrète.

15h04 : Bonjour. Depuis combien de temps enquêtez-vous sur le projet Pegasus ? Merci d’avance et bonne journée.

15h00 : Jacques Monin, directeur de la cellule investigation de Radio France, et Elodie Guéguen, journaliste de la cellule, répondent à vos questions sur l’enquête sur le Projet Pegasus, à laquelle ils ont contribué. Vous pouvez continuer de poser vos questions dans les commentaires jusqu’à 16 heures.

15h03 : Avant notre tchat sur le Projet Pegasus, faisons un point sur l’actualité du jour :

#COVID_19 L’Assemblée nationale continue d’examiner le projet de loi « relatif à la gestion de la crise sanitaire ». Vous pouvez rattraper les débats du jour dans notre direct, et les échanges d’hier dans cet article.

# Le contrôle du pass sanitaire à l’hôpital va coûter environ 60 millions d’euros par mois, selon une estimation de la Fédération hospitalière de France.

• Un conseil de défense exceptionnel s’est tenu à 9h30 à l’Elysée après les révélations de Forbidden Stories sur les pratiques des services secrets marocains. L’enquête dévoile aussi que des proches du Dalaï Lama ont été ciblés par l’Inde.

14h40 : Le journaliste marocain Omar Brouksy, ancien correspondant de l’AFP à Rabat, fait partie des personnes ciblées par le Maroc à l’aide du logiciel espion Pegasus, selon l’enquête du consortium international de journalistes. Il était invité tout à l’heure de franceinfo, où il a notamment expliqué avoir porté plainte avec Reporters sans frontières, pour « savoir exactement qui est responsable ».

13h15 : Le Parlement israélien met en place une commission pour enquêter sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus, commercialisé par l’entreprise israélienne NSO. Elle cherchera à savoir s’il a été utilisé à « mauvais escient » par certains Etats, explique le président de cette commission Ram Ben-Barak, lui-même ancien vice-président des renseignements du pays.

13h15 : Je vous rappelle qu’à 15 heures, Jacques Monin, directeur de la Cellule investigation de Radio France, répondra dans ce direct à vos questions sur les révélations de l’enquête sur le Projet Pegasus, et la façon dont les journalistes ont travaillé sur ces révélations. Vous pouvez déjà nous envoyer vos questions.

13h04 : L’entourage du Dalaï Lama, le leader tibétain en exil, apparaît parmi les cibles du logiciel espion Pegasus, révèle l’enquête du consortium international de journalistes. Et ce n’est pas la Chine qui en est à l’origine, mais l’Inde, voisine du Tibet et qui accueille le Dalaï Lama sur son territoire. Le chef spirituel bouddhiste n’est pas visé à titre personnel : il n’utilise pas de smartphone.

(SANJAY BAID / EPA)

12h26 : « Il ne faudrait pas vendre ces logiciels à des pays où la surveillance des opérations [d’écoute] par la justice n’est peut-être pas garantie ».

Angela Merkel plaide pour que la vente de logiciels espions comme Pegasus fasse l’objet de davantage de restrictions. « Il est important » qu’ils « n’arrivent pas entre de mauvaises mains », estime-t-elle.

12h14 : Il est midi, c’est le moment idéal pour faire un point sur l’actu :

# Le contrôle du pass sanitaire à l’hôpital va coûter environ 60 millions d’euros par mois, selon une estimation de la Fédération hospitalière de France.

• Depuis ce matin à 9 heures, les débats autour de l’examen du projet de loi « relatif à la gestion de la crise sanitaire » à l’Assemblée nationale ont repris. Ils sont à suivre dans ce live. On vous résume dans cet article les échanges de la journée d’hier qui se sont déroulés dans une ambiance à couteaux tirés.

• Les inondations dans le centre de la Chine ont fait au moins 33 morts et huit disparus, selon un nouveau bilan diffusé jeudi par la télévision nationale.

• Un conseil de défense exceptionnel s’est tenu à 9h30 à l’Elysée après les révélations de Forbidden Stories et ses partenaires dont Radio France sur les pratiques des services secrets marocains. A 15 heures, un chat est prévu ici même avec Jacques Monin, le directeur de la cellule investigation de Radio France. Vous pouvez d’ores et déjà poser vos questions sur cette affaire dans les commentaires.

• Six ONG saisissent le Conseil d’Etat pour faire cesser les contrôles au faciès, révèle franceinfo ce matin. Une première.

11h32 : Nous vous en parlions plus tôt dans ce live, L’Arabie saoudite dément les accusations d’espionnage. « Un responsable a démenti les allégations parues dans la presse selon lesquelles une entité du royaume aurait utilisé un logiciel pour surveiller les communications », a répondu l’agence de presse officielle SPA dans la nuit, sans préciser le nom du logiciel en question.

10h37 : Forbidden Stories et ses partenaires, dont la cellule investigation de Radio France, ont découvert qu’après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, de nombreux membres de son entourage ont été sélectionnés comme cibles par le logiciel espion de NSO.

10h32 : Citée dans la série de révélations, l’Arabie saoudite dément les accusations d’espionnage.

09h44 : Vous avez des questions sur les révélations concernant le projet Pegasus ? Nous recevrons à 15 heures dans ce live Jacques Monin, le directeur de la cellule d’investigation de Radio France qui fait partie du consortium de journalistes à avoir enquêté sur NSO, l’entreprise israélienne. Vous pouvez poser dès à présent vos questions et rendez-vous tout à l’heure pour les réponses !

09h34 : Il est 9 heures, soit l’heure d’un nouveau point sur l’actu :

• Les débats se sont finalement terminés à minuit. L’examen du projet de loi « relatif à la gestion de la crise sanitaire » à l’Assemblée nationale doit reprendre dans quelques minutes. On vous résume dans cet article les échanges de la journée d’hier, dans une ambiance à couteaux tirés. #LOI_SANITAIRE

• Les inondations dans le centre de la Chine ont fait au moins 33 morts et huit disparus, selon un nouveau bilan diffusé jeudi par la télévision nationale.

• Un conseil de défense exceptionnel va se tenir à 9h30 à l’Elysée après les révélations de Forbidden Stories et ses partenaires dont Radio France sur les pratiques des services secrets marocains. L’un des téléphones d’Emmanuel Macron faisait partie des cibles visées par le Maroc. Lors de ce conseil, il sera notamment question de la cybersécurité en France.

• Six ONG saisissent le Conseil d’Etat pour faire cesser les contrôles au faciès, révèle franceinfo ce matin. Une première.

08h52 : « Il y a des investigations qui ont été lancées. Le président de la République prend ce sujet très au sérieux et il va tenir ce matin un conseil de défense exceptionnel à l’Elysée dédié à cette affaire et à la question de la cybersécurité dans notre pays. »

Selon les informations du service politique de France Télévisions, ce conseil de défense doit se tenir à 9h30.

07h28 : .Ces révélations pourraient avoir des conséquences. Pas forcément sur les relations entre la France et le Maroc, sur qui pèse les soupçons de surveillance jusqu’au plus haut sommet de l’Etat français, mais sur la société NSO, créatrice du logiciel Pegasus, et sur Israël, le pays d’origine de l’entreprise. « NSO est devenue un problème politique pour Israël », avance Asma Mhalla.

07h28 : « La souveraineté, la surveillance et la répression politique sont devenues un marché. »

D’après Asma Mhalla, la surveillance a toujours existé, l’espionnage aussi, y compris entre alliés. Mais elle constate une dérive depuis une vingtaine d’années, l’industrialisation de la surveillance. « Avec le projet Pegasus, on voit l’ampleur de la surveillance politique », assure-t-elle.

07h25 : Depuis lundi, les révélations de l’enquête sur la société NSO et son logiciel Pegasus se succèdent. Mais quel est le retentissement de cette affaire ? Réponse avec Asma Mhalla, maître de conférence à Sciences Po Paris et experte des enjeux de surveillance, pour qui « potentiellement, ce projet Pegasus, c’est même pire que les révélations d’Edward Snowden ».

(FRANCEINFO / JESSICA KOMGUEN)

07h19 : On continue avec Libération qui fait sa une sur l’affaire Pegasus et les révélations sur le ciblage du téléphone d’Emmanuel Macron par les services secret marocains.

Le Figaro aussi se concentre sur l’enquête publiée par Forbidden Stories et ses partenaires. Voici un résumé de cette affaire tentaculaire.

06h02 : Bonjour à tous, voici le premier point sur les principaux titres de l’actualité ce jeudi matin:

• Les débats ne sont finalement terminés à minuit. L’examen du projet de loi « relatif à la gestion de la crise sanitaire » à l’Assemblée nationale reprendra à 9 heures. On vous résume dans cet article les échanges de la journée d’hier qui se sont déroulés dans une ambiance à couteaux tirés.

• Les inondations dans le centre de la Chine ont fait au moins 33 morts et huit disparus, selon un nouveau bilan diffusé jeudi par la télévision nationale.

• Des centaines de responsables politiques dans le monde, dont 12 chefs d’État ou de gouvernement, ont été ciblés par le logiciel espion Pegasus. On vous résume cette vaste affaire de cybersurveillance mondiale.

• Des associations de familles de victimes des attentats du 13 novembre 2015 ont décidé de porter plainte contre X à la suite l’utilisation de photos de leurs proches pour une campagne pro-Eric Zemmour sur les réseaux sociaux.

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