[Natation] Meynen tient son billet pour Tokyo !

La fédération internationale a confirmé la présence de Julie Meynen à Tokyo.

Pour certains, c’est tout sauf une surprise, mais pour elle, c’est certainement un soulagement : après Rio, Julie Meynen ira bien à Tokyo. Pourquoi a-t-elle dû attendre moins d’un mois avant le début de l’événement? Parce qu’à la différence de Raphaël Stacchiotti, qui avait validé son billet directement aux Mondiaux de Gwangju en juillet 2019 en nageant 1’59″62 contre 1’59″67 demandés sur le 200 m 4 nages , la nageuse d’Auburn avait dû se «contenter» de minima B.

Pour faire court, un temps A, on va à Tokyo. Un temps B, il faut attendre de voir combien vont nager les temps A. Pour Julie Meynen, ça s’était joué à rien du tout. Sur le 50 m nage libre, ses 24″78 sont à un malheureux centième des 24″77 synonymes de ticket pour le Japon. Et sur la distance reine, le 100 m nage libre, elle avait pris la 17e place à l’issue des qualifications de ces mêmes Mondiaux coréens en 54″44 alors que le temps requis est de… 54″38.

Retrouver Julie Meynen aux Jeux est donc, somme toute, quelque chose de logique. Mais jusqu’à l’officialisation, vendredi, rien n’était encore sûr pour la meilleure sprinteuse de l’histoire grand-ducale. Au vu de la situation inquiétante sur place (voir ci-dessous), rien n’était écrit dans le marbre et on n’était pas à l’abri de quelques mauvaises nouvelles, comme, par exemple, prendre uniquement des nageurs aux temps A. Mais heureusement, il n’en est rien. Et c’est bien sur les deux distances que Julie Meynen va vivre une seconde expérience olympique après Rio.

Des conditions d’entraînement compliquées

Elle aura tout tenté pour aller chercher ces malheureux centièmes, mais la pandémie l’a coupée dans son élan. Et celle qui a terminé son cursus universitaire aux USA a décidé de rester à Auburn, mais sans bénéficier des mêmes facilités qu’auparavant. Et elle a même dû composer avec des restrictions très strictes qui interdisaient aux nageurs étrangers de s’aligner sur les meilleurs meetings. Malgré tout, la nageuse grand-ducale a participé à quelques réunions de très haut niveau où elle aura réalisé pour meilleurs résultats 25″26 et 55″13, à bonne distance des minima demandés.

Toujours très fière de défendre les couleurs luxembourgeoises, elle n’a pas hésité à sauter dans un avion pour aller aux championnats d’Europe de Budapest où elle s’en sort avec un 55″46 et une 25e place malgré la fatigue du long voyage depuis les USA et le jetlag. Ses efforts n’auront pas été vains. La bonne nouvelle est venue par une communication officielle du COSL, qui indique que la présence de Julie Meynen à Tokyo est bien confirmée par la fédération internationale.

Elle s’envolera donc d’ici une dizaine de jours pour le Japon. Elle rejoindra d’abord Fuji, où elle s’entraînera, avant de se rendre à Tokyo quelques jours avant le début des hostilités.

Avec Julie Meynen, le contingent luxembourgeois devrait être au complet et compter douze membres : Julie Meynen et Raphaël Stacchiotti (natation), Bob Bertemes et Charel Grethen (athlétisme), Ni Xia Lian et Sarah de Nutte (tennis de table), Nicolas Wagner (équitation), Stefan Zachäus (triathlon), Christine Majerus, Kevin Geniets et Michel Ries (cyclisme) et Jeff Henckels (tir à l’arc).

Romain Haas

Bertemes porte-drapeau… en clôture

Dans le même communiqué indiquant la qualification de Julie Meynen, le COSL a donné deux informations supplémentaires. La première concerne Charel Grethen, toujours qualifié sous réserve que World Athletics valide bien sa place via le ranking mondial, ce qui ne saurait tarder. La seconde est une annonce : celle du porte-drapeau. Attention, on ne parle pas de celui (ou ceux si on décide d’avoir un homme et une femme) de la cérémonie d’ouverture. Mais bien de clôture. De toute façon, avec les restrictions en vigueur et l’impossibilité de rester pendant toute la durée de la compétition pour les athlètes, le choix est mince. C’est donc sans surprise Bob Bertemes qui aura l’honneur de représenter son pays le tout dernier jour d’un événement qui, forcément, ne sera pas comme les autres. Par ailleurs, la fédération internationale de triathlon a effectué son tirage au sort et Stefan Zachäus a hérité du dossard n° 14.

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