[Ligue des champions] Mené 0-2, le Fola s’en sort bien

Mené au score juste avant la demi-heure de jeu, deux buts derrière juste après le retour des vestiaires, le Fola a longtemps raté son match aller contre les Lincoln Red Imps et, l’espace de quelques minutes, sérieusement hypothéqué ses chances de qualification. Mais l’écroulement physique de son adversaire lui a permis de revenir.

C’était le scénario attendu. Possession pour le Fola, contres pour les Lincoln Red Imps. Et c’est ce dernier mode opératoire qui manquera de faire la première différence : Muharemovic, mis en difficulté par un deuxième ballon long, voit De Barr le griller à la retombée. Son tir enveloppé est bon mais Cabral encore meilleur (8e).

Le Fola s’est élancé dans son match de Ligue des champions avec rien moins que deux nouveaux joueurs dans le secteur offensif : Mirza Mustafic à la baguette et Michael Omosonya en pointe. Soit autant de garçons qui doivent trouver leurs marques dans cette équipe et à ce niveau. La réplique tarde donc un peu, même si la prise de profondeur côté droit, là où la paire Ouassiero-Correia a quelques automatismes, manque plusieurs fois de faire très mal. La dernière passe fait encore défaut dans le premier quart d’heure. Mais sur un service de l’excellent Ouassiero, Mustafic arme enfin le premier tir cadré du match (24e). C’est faiblard et la douche froide tombe moins de 120 secondes plus tard : sur un contre encore curieusement défendu par le champion de DN  (où est le bloc?), Carralero hérite d’un tir contré pour fusiller Cabral au premier poteau. Est-il hors-jeu? Par pour le trio arbitral et cela fait 0-1.

Trois changements à la pause

Le Fola défend mal (Muharemovic est à l’agonie même sur ses relances) et son attaque ne pèse pas. Même Bensi, l’expérimenté des quatre offensifs et de loin, est très imprécis. Les pertes de balle dans l’entrejeu sont nombreuses, les espaces béants et son adversaire, tombeur-surprise de Pétange l’an passé, s’en régale.

À la pause, Sébastien Grandjean change rien moins que trois garçons qui ont été autant de déceptions. Mais le Fola n’aura pas le temps de réinstaller un rythme un peu plus ambitieux. Quasiment sur l’engagement, c’est le seul entrant côté Gibraltar qui va faire une différence en s’engouffrant dans le dos de la défense, couvert par Grisez. Britto, seul face à Cabral, le bat côté gauche : 0-2. Ce devait être un attaque-défense à bien gérer. Cela se transforme en violente gifle. D’autant que B. Correia claque mal sa tête (53e) ou oublie de frapper en très bonne position (56e).

C’est à la 58e que le Fola nous gratifie enfin d’un mouvement d’envergure. Bensi, à l’entrée de la surface, bute toutefois sur une jolie claquette de Soler, un portier très agaçant qui a commencé à gagner du temps dès la demi-heure de jeu. *

Les Lincoln Red Imps craquent complètement

La chance du Fola, c’est qu’à l’heure de jeu, clairement, les Lincoln Red Imps fatiguent. Et pas qu’un peu. Sur un centre bien balancé de L. Correia, Bensi prend le portier de Gibraltar à contre-pied (1-2, 65e). Moins d’une minute plus tard, c’est la panique dans la surface adverse et au bout du cafouillage, Ahmetxhekaj expédie une frappe tendue détournée qui transperce Soler (2-2, 66e). En moins d’une minute, tout est effacé.

Le club eschois est lancé. Et enchaîne. En contre, Bensi trouve Parreira de l’autre côté de la surface. Sa volée acrobatique passe à côté. Mais il envoie le message qu’il joue désormais le retournement de situation complet. Bensi est contré de justesse (73e). En face, ça suffoque, mais ça ne cédera plus. Le Fola n’est pas parvenu à faire de différence sur son terrain mais au moins n’a-t-il pas perdu toutes ses chances. Heureusement que le but à l’extérieur ne compte plus…

Julien Mollereau

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