Hayange : “accord de principe” pour la reprise de Liberty Steel par l’allemand Saarstahl

Un “accord de principe” a été trouvé pour la reprise par le groupe sidérurgique allemand Saarstahl des sites français en difficulté d’Ascoval et d’Hayange, propriété du britannique Liberty Steel, a annoncé jeudi le ministère français de l’Économie et des Finances.

En mai dernier, Liberty Steel, propriétaire depuis moins d’un an de l’aciérie Ascoval située à Saint-Saulve (Nord de la France) et de l’usine de rails d’Hayange (Moselle, est de la France), avait annoncé chercher d’éventuels repreneurs, suite à des difficultés de son propriétaire le magnat britannique Sanjeev Gupta.

Dans un communiqué jeudi soir, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, et la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher ont annoncé la signature d’un “accord de principe” entre Liberty et le sidérurgiste allemand Saarstahl qui “ouvre la voie à une transaction à l’été 2021”.

Une annonce de l’intersyndicale est attendue ce vendredi

“Cet accord de principe doit encore être affermi. C’est pourquoi le gouvernement sera attentif à ce que les éléments de sécurisation de cette cession soient apportés dans les prochaines heures”, est-il indiqué.

Cet accord, “qui fait émerger un nouvel acteur européen, est une très bonne nouvelle pour l’avenir de la filière sidérurgique française et pour les salariés des deux sites. Il concrétise notre engagement sans faille auprès d’eux pour assurer la pérennité de leur emploi et de cette activité stratégique pour la France”, a estimé Bruno Le Maire.

Avec 270 salariés, Ascoval produit des blooms (“barres” d’acier) pour Hayange (430 salariés), qui fabrique des rails en acier pour des clients européens, notamment SNCF Réseau et la RATP.

Il y a une semaine, l’intersyndicale avait appelé le gouvernement à valider le projet du groupe allemand Saarstahl plutôt que celui d’ArcelorMittal.

Selon une source proche du dossier, Saarstahl proposait 3 millions d’euros pour l’achat des deux sites, et plus de 40 millions d’euros à injecter en investissements, ainsi que 45 millions de reprise de dette.

L’État avait annoncé fin mars qu’il allait débloquer un prêt de 20 millions d’euros à Ascoval pour permettre à l’aciérie, à l’histoire déjà mouvementée, de payer les salaires et de poursuivre l’activité.

AFP/LQ

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